Hee-na BAEK prix Alma 2020

Hee-na BAEK prix Alma 2020

Le prix Alma (Astrid Lindgren Memorial Award) équivalent du Prix Nobel de Littérature pour la jeunesse, vient d’être décerné à Baek VHHeena. L’occasion d’un joli coup de projecteur sur la production d’albums coréens pour la jeunesse, l’une des plus créatives au monde et dont nous avons en France bon nombre de traductions.
BAEK Heena (ou Hee-na Baek en France) a été formée à l’animation, ce qui se constate avec évidence dans ses illustrations, prises de vues de figurines dessinées dans des décors éclairés. Mais elle se signale aussi par son grand éclectisme stylistique dont les trois seuls titres traduits en France sont déjà le reflet.
« Les Petits pains au nuage » (Didier Jeunesse, 2006) est un album exceptionnel de maîtrise dans sa narration visuelle, d’une poésie et d’une grâce enfantine réjouissantes. Espérons que cette nomination soit l’occasion d’une réimpression de son « Fil rose » et, surtout, d’une traduction de son impressionnant « Moon Sorbet » (Storybowl, 2010).

Julie Balland

 

 

A paraitre : « Littérature multilingue pour enfants plurilingues » – NVL n°217 – Septembre 2018

A paraitre : « Littérature multilingue pour enfants plurilingues » – NVL n°217 – Septembre 2018

Intriguées par la diversité de langues dans laquelle on publie de la littérature jeunesse en France, nous avons croisé des questions idéologiques et des problématiques humaines si cruciales que le dossier en a pris un volume inattendu !
Littérature multilingue pour enfants plurilingues : pédantisme à utiliser 2 mots a priori de même sens ? Où sont alors les polyglottes ? On avait pensé intituler Pour un bilinguisme précoce… Et quid du problème des migrants allophones ?… Ces termes loin de renvoyer à d’abstraites questions lexicales recouvrent en fait des réalités lourdement chargées d’affects et de valeurs symboliques.

Coeur-des-Forêts a parlé

Coeur-des-Forêts a parlé

Conte Inuit pour un bilan écologique de ce que nous fûmes et de ce que nous sommes devenus.

Un conte inuit lanceur d’alerte. Un enfant-arbre, voix de la nature pour réveiller la conscience des hommes. Sculpté dans une souche de saule, il porte la parole de Tout-ce-qui-vit. Ours, caribou, chouette et tous les autres. A la ville, il s’arrête, s’enracine, grandit, et devient l’Enfant-arbre-de-vie, pour rappeler aux hommes la chaine dans laquelle ils sont inscrits et qu’ils ne doivent pas rompre. Le texte mêle magie et poésie par la simplicité, par la parole rare et précieuse qui est produite, et le leitmotiv de la mission de l’enfant pour Tout-ce-qui-vit. « Les hommes ont oublié. »
Les illustrations donnent à partager ces lieux encore préservés. Des bleus, froids, immenses, mais aussi des couleurs d’aurores boréales. Des arbres aussi, et les animaux du pays des neiges et la vie essentielle des hommes des igloos. Puis la ville et le peuple de la ville. Espoir, les enfants dansent. Le message est passé. Bravo. Marie Dufon-Roche

Patrick Fischermann/ill. Bruno Pilorget – Coeur-des-forêts a parlé
Rue du monde, 2017 .17,00 € – 9782355044809. A partir de 6 ans
Mots-clés : conte inuit, nature, planète, écologie, Grand Nord

A paraitre : « Figures de l’arbre » – NVL n°216 – Juin 2018

A paraitre : « Figures de l’arbre » – NVL n°216 – Juin 2018

Le numéro 216 de NVL la revue s’intéresse aux figures multiples de l’arbre symbolique dans la littérature jeunesse. Car nous pensons que pour amener les jeunes à prendre en charge l’avenir des arbres, il faut d’abord nourrir leur imaginaire, enrichir la représentation symbolique et enraciner la certitude que les destins de l’arbre et de l’homme sont indissociables.