Alexa est une jeune écolière anglaise de neuf ans, qui a un jour un nouveau camarade dans sa classe, ce qui l’intrigue c’est qu’il ne parle pas, et ne passe pas les moments de pauses avec eux. En fait, ce nouveau camarade, Ahmet est un réfugié syrien. Malgré la barrière de la langue, Alexa veut devenir l’amie de ce jeune homme, et ainsi mieux comprendre ce qu’il a vécu et la différence entre leurs enfances. En confiance, Ahmet va se livrer à sa classe mais surtout à Alexa, lui expliquant sa longue traversée à pied et à bateau, la séparation avec ses parents et la perte de sa petite sœur. Alexa et son groupe d’amis vont donc tout faire pour que leur ami retrouve ses parents, et que tous trouvent refuge en Angleterre. Il leur vient alors une idée folle, écrire à la reine pour qu’elle laisse ouverte les frontières et que les familles se retrouvent. Ayant aucun retour, Alexa décide d’aller à Buckingham, elle déclenche un incident en courant vers les gardes pendant la relève de celle-ci. Cela va faire connaitre la cas d’Ahmet dans toute l’Angleterre. Roman pour les plus jeune qui se finit par une happy end.
L’innocence de l’enfance permet de passer outre l’ignorance ou la méfiance des adultes. Les mots parfois durs de la guerre, du racisme sont bien expliqués par la mère de l’héroïne qui parfois hésite malgré tout devant les atrocités commises par l’humanité. La jeune fille comme le lecteur va apprendre au fil de son aventure, que la générosité est un trait de famille. Sa grand-mère paternelle, juive polonaise à fuit devant les nazis et a risqué sa vie pour sauver d’autres personnes juives comme elle. Le roman fait ainsi le lien entre l’histoire tragique de la seconde guerre mondiale et celle tout aussi tragique des conflits modernes.

A lire aussi le numéro de NVL sur les réfugiés cf. N°210

Maylis Cormont

Onjali Q. Rauf / trad. Marie Leymarie (angl.) / ill. Pippa Curnick – Le garçon au fond de la classe
Gallimard, 2019. 15,90€, 9782075123105, dès 8 ans.
Mots-clés : Roman, amitié, réfugiés, Angleterre, Histoire, différence, racisme