Frédéric Chevaux - Ecole des Loisirs


Hector 10 ans, enfant ordinaire, vie ordinaire. Comment faire un héros d’un gamin ni très vif ni très courageux et tirer du quotidien familial et scolaire une histoire à rebondissements conforme au schéma narratif que l’auteur explique complaisamment ? Cela sent la gageüre, le travail convenu, la bonne rédaction… Seul extraordinaire de l’affaire, le grand père, présenté comme stupide, réactionnaire, égoïste, totalement antipathique… enfin, c’est surtout sa fille et son gendre qui ne l’aiment pas et c’est même contre lui que l’enfant se
construit. Après tout… mais tous les grands-parents dans le roman sont aussi détestables : ce règlement de comptes me semble surtout utile à l’auteur.

Claudine Charamnac Stupar