Agnès Ledig - Albin Michel

Illustrateur : Frédéric Pillot

La mort d’un enfant malade, sujet délicat. Annabelle commence l’histoire en racontant son amitié avec Simon, « né le même mois de la même année », leurs promenades en forêt, leur même amour des arbres. Puis très vite, elle parle au lecteur de la maladie de Simon, « c’est quoi la leucémie ? ». Elle raconte l’absence, le manque, la mort, les larmes et puis simplement, elle commence à lui écrire des mots doux, soutenue par Thomas, le grand frère de Simon. Son moyen à elle, d’envelopper son trop gros chagrin d’un baume apaisant. Histoire poignante racontée avec des mots justes. Le texte, toujours à gauche, est centré au milieu d’une grande page blanche. Il donne alors à lire sur la belle page, les illustrations éclairées de tons automnaux et parsemées du vert éclatant des arbres. La mort et la vie. Douceur et pudeur mais pas de tabou. La mort est dite sans jamais prononcer le mot. Ne pas nier son chagrin, exprimer son émotion pour tout doucement évoluer vers des sentiments plus apaisés.
L’histoire d’Annabelle peut être un bon support pour parler de la mort aux enfants, sans détour. À noter que cet album fait suite à un roman adulte, Dans le murmure des feuilles qui dansent, narrant la même histoire mais selon le point de vue de Thomas.

Marie Pierre Darfeuille