Sandrine Clément - Scrinéo


Mots clés : roman, dystopie, primitifs, téléréalité, critique sociale

Un roman choc sur l’immoralité du voyeurisme actuel généralisé

Le roman commence comme une dystopie post-apocalypse : un petit groupe d’humains vit de façon primitive, en chasseurs cueilleurs ; sa par-ticularité est qu’il n’est constitué que de jeunes de moins de 24 ans, les plus âgés se suicidant à tour de rôle afin de ne pas devenir un « dévo-reur ». À cette croyance en des adultes qui, la nuit, dévorent les leurs, croyance qui les main-tient par peur dans un village très clos dont on ne sort que le jour et pour des tâches localisées, s’ajoute un culte à Atek, dieu représenté par de nombreux poteaux surmontés d’une sphère. La jeune Hope n’y croit pas et cherche la vérité. Le roman se révèle ensuite comme une violente critique de notre société actuelle de consommation immorale et de voyeurs par écrans interposés, une diatribe contre la téléréalité. C’est un roman virulent mais très attachant par la qualité de ses jeunes et sympathiques héros.

Claudine CHARAMNAC-STUPAR