Nathalie le Gendre - Castelmore
La famille d’Andrhé-Ann est passionnée de moto sport. Son père a été champion et a fabriqué des motos ; sa mère, malgré l’interdiction faite aux femmes, a été un très bon pilote et son frère Luka est un pilote très prometteur. Andrhé-Ann est elle aussi un pilote remarquable avec sa moto fabriquée par son père mais doit cacher ce talent car dans la société dans laquelle se déroule cette histoire les filles n’ont pas le droit de monter, ni celui de se couper les cheveux. Elles doivent porter des robes et ne peuvent travailler qu’à leur majorité. Au cours d’un entraînement auquel assiste Andrhé-Anne, Luka fait une chute inexplicable et est transporté d’autorité à l’hôpital sans que personne n’ait pu s’interposer. Andrhé-Ann, depuis le bord de la piste a vu un éclair jaillir devant la moto de son frère juste avant sa chute. Dans cette société en 2230, tous les organes vitaux peuvent être remplacés et commandés par des puces électroniques y compris le cerveau, faisant de ces « malades » des automates. Luka est maintenu en coma artificiel en attendant un hypothétique réveil mais ces soins coûtent très chers et ses parents vont rapidement ne plus pouvoir assumer les frais d’hospitalisation. Par contre l’hôpital leur propose de lobotomiser gratuitement la partie centrale du cerveau et de lui implanter un COrdinateur ce qui en fera un automate La famille ne veut à aucun prix cette solution et cherche désespérément de l’argent. Illana l’amie de cœur d’Andrhé-Ann s’est enfuie de chez elle et vient se réfugier chez Andrhé-Ann. Elle finit par avouer que son père, le célèbre chirurgien neurologue de l’hôpital où Luka est traité, veut la lobotomiser car il trouve qu’elle a des pensées « impures ». Andrhé-Ann a un corps androgyne encore peu formé malgré ses 16 ans et les deux amies décident de lui elle décide de se couper les cheveux pour se faire passer pour un garçon et de s’enfuir avec sa moto pour tenter de participer aux couses afin de gagner l’argent qui permettra à Luka de continuer à être traité sans lobotomie. Petit livre à l’écriture agréable montrant une future société dystopique qu’on aimerait ne pas connaître. Dommage que la fin soit un peu rapide. Chantal Kaeffer