Christian Robinson - LITTLE URBAN
Certains enfants n’aiment pas l’école. Cette école, ici, se passerait bien des enfants. Tout juste sortie de terre, elle appréhende la rentrée. Le concierge, lui suffirait amplement. Les rôles sont inversés et l’école s’étonne. Ils sont nombreux, ils touchent à tout, certains boudent « elle est nulle » ou encore « je déteste l’école ». L’école est bouleversée, elle doute. Elle les suit, avec leur maitresse. Cours de récréation, première alerte incendie, partage du repas et gaspillage qui va avec. Elle s’amuse aussi de leurs bêtises, apprend à nommer un carré, et s’émeut de leurs dessins. Finalement, être une école « c’est une sacré chance ». Très bonne idée que celle de ces jeunes enfants se découvrant observés. Le récit de cette école est inattendu et drôle. Quelques dialogues pour émotions et humour. Les illustrations en reprenant la simplicité des dessins d’enfants, formes simplifiées, effet tampons, permettent la mise à distance et l’identification. Elles disent beaucoup, par l’ajouts de quelques traits et l’usage de couleurs franches ou tendres, de l’atmosphère joyeuse ou studieuse de la classe, et de la diversité des enfants qui la fréquentent. Une fillette en fauteuil joue dans la cour. C’est joyeux, c’est lumineux, c’est l’école. Parfait pour dédramatiser la rentrée. Marie Dufon Roche