Fanny Chartres - Ecole des Loisirs
A travers la vie de plusieurs élèves allophones en classe de seconde, leur classe d’inclusion, le lecteur découvre les difficultés des situations diverses : Luca est venu de Roumanie pour travailler son violon, tandis que Tezel et Jae-Hwa ont fui les régimes de la Turquie pour l’une, de la Corée pour l’autre. Ajoutez le fils de l’ambassadeur de Bulgarie et un Anglais peu soucieux d’apprendre la langue française. Tous sont aidés par Anna, élève de leur classe, volontaire pour être leur tutrice. Ce choix s’explique par son désir de comprendre son histoire familiale, sa mère refusant d’expliquer pourquoi elle a quitté sa Roumanie natale. Les histoires personnelles s’entremêlent sans jamais tomber dans une simplification réductrice. La curiosité que ces camarades manifestent à l’égard de la culture de l’autre est porteuse d’espoir. Le ton est juste mais le rythme est parfois ralenti par des dialogues qui deviennent répétitifs (le type de difficultés de compréhension, les attitudes). Le roman reste d’une lecture agréable. Bernadette Poulou