« Tango a deux papas », censure et justice acte 2

« Tango a deux papas », censure et justice acte 2

Par Alexiane Guchereau, le 19.02.2020    https://www.livreshebdo.fr/article/tango-deux-papas-la-justice-donne-raison-la-bibliothecaire-suspendue

« Tango a deux papas » : la justice donne raison à la bibliothécaire suspendue

La Cour administrative de Douai a confirmé le premier jugement rendu il y a trois ans dans l’affaire de la bibliothécaire suspendue en 2014 pour avoir défendu l’ouvrage Tango a deux papas (Le baron perché).

« Le 5 février 2020, la Cour d’appel de Douai a rendu une ordonnance rejetant l’appel de la commune de La Madeleine et a confirmé le premier jugement » a annoncé à Livres Hebdo Yveline Perroy, responsable du pôle enfance de la médiathèque de La Madeleine, opposée à la municipalité qui l’avait suspendue de ses fonctions pour avoir exposé le livre jeunesse Tango a deux papas contre la volonté du maire. Par ailleurs, « la Cour a décidé de ne pas audiencer le dossier, en considérant que l’appel était manifestement dépourvu de sérieux ».

Suite à ce jugement, la commune de La Madeleine avait demandé d’annuler ce jugement, de rejeter la demande de Mme Perroy devant le tribunal administratif de Lille et de faire payer 2000 euros à la plaignante.

Yveline Perroy avait demandé à la justice l’annulation « pour excès de pouvoir » de la décision du 12 décembre 2014 par laquelle le maire de La Madeleine l’avait exclue temporairement pour une durée de trois jours et la décision du 5 février 2015 qui avait rejeté son recours grâcieux. Le tribunal administratif de Lille avait ainsi annulé ces décisions de la commune en première instance, en 2017. La fonctionnaire avait également obtenu du tribunal une réparation financière à hauteur de 1500 euros. La commune de La Madeleine avait alors indiqué à Livres Hebdo qu’elle souhaitait faire appel.

Un livre symbole pour les censeurs

Selon le nouveau jugement de la Cour administrative d’appel de Douai, qu’a obtenu Livres Hebdo, « la requête de la commune de La Madeleine est rejettée », étant « dépourvue de fondement », et elle devra verser à Mme Perroy la somme de 1000 euros.

Cette affaire concerne, à l’origine, la mise en avant de la réédition de Tango a deux papas en 2014. Le directeur général des services de la médiathèque, Vincent Eeckeman, exige que le titre soit placé en rayon et non en tête de gondole, contrairement à la règle usuelle pour les nouveautés. Une décision validée par le maire de la commune Sebastien Leprêtre (LR) qui avait estimé que placer l’ouvrage en tête de gondole était « trop voyant« .

Dans une réunion en interne, Yveline Perroy avait contesté l’ordre en estimant que la réaction « s’apparente à de l’homophobie, et que même à Hénin-Beaumont [ville gérée par le Rassemblement National], cela ne se passe pas comme cela« . L’ouvrage jeunesse a souvent été l’objet d’une censure à cause de son sujet, l’homoparentalité. Le 27 novembre 2014, la fonctionnaire avait donc été suspendue trois jours sans salaire.

Elle salue avec la décision de rejeter l’appel de La Madeleine « un signe fort d’un total rejet de l’argumentaire de la commune « .

Tango a deux papas est le symbole de cette lutte pour la différence et contre la censure mené par les éditeurs mais aussi les acteurs du livre, cet album permettant aux enfants de voir l’homoparentalité, sujet tabou s’il en est. NVL a parlé de cet album mais aussi d’autres dans le numéro 202 Homoparentalités.

La censure en littérature jeunesse est très présente, le jeune public étant surprotégé parfois. Quel mal dans cet album ? ou dans d’autres qui représentent les différences qui font l’humanité, autant des corps que des esprits. La nudité étant un autre sujet de censure tout comme le fonctionnement du corps sous toutes ses formes. NVL 213 (Se) représenter le corps. 

 

 

Little Women/Les Quatre Filles du docteur March

Little Women/Les Quatre Filles du docteur March

En ce moment passe sur les écrans le film de Greta Gerwig Les quatre filles du docteur March. C’est la sixième adaptation au cinéma du roman de Louise May Alcott « Little Women », l’une des œuvres les plus célèbres de la littérature de jeunesse américaine du XIXème siècle.

Louisa May Alcott naît à Concord – Massachussets – dans la région de Boston, son père est philosophe ami de Henry David Thoreau auteur du célèbre Walden Pond et de Ralph Waldo Emerson père du transcendantalisme. Elle ne va pas à l’école et écrit des contes dès son plus jeune âge. Adulte elle défend des causes comme l’abolition de l’esclavage et l’émancipation des femmes. C’est en 1868 que sera publié son premier roman « Little Women » qui remporte un vif succès. Il sera suivi de « Good wives », et de deux autres livres. Son cadre de vie familial, à la fois gai et conflictuel, est sa principale source d’inspiration.

C’est sous les traits de Jo, deuxième des quatre filles qu’elle se dépeint dans le roman dont l’action se déroule pendant la guerre de Sécession. Malgré de nombreux prétendants et contrairement à ses sœurs Jo refuse de se marier, de se ranger, de rentrer dans le cadre des mœurs et traditions de la Nouvelle-Angleterre.  Elle veut devenir écrivain et vivre de sa plume.

Le film met largement l’accent sur le côté rebelle et féministe; au point de changer la fin du roman !

Film : Les Filles du docteur March de Greta Gerwig 2019

Roman : Louisa May Alcott : Les Quatre Filles du docteur March, Poche, 2019

Fredun Shapur

Fredun Shapur

Son nom est déjà un poème… Fredun Shapur. Depuis les années 60, cet artiste a créé pour de nombreuses marques, des jeux en bois, des puzzles, des jouets de papiers et de tissu pour les tout petits. On le découvre alors dans le monde entier. Avec lui, le livre aussi  trouve comme un nouveau regard : à travers ses graphismes naît une forme nouvelle et un autre usage de la couleur.

Il a été peu publié mais aura bousculé l’imagerie traditionnelle.

Tel un origami taillé dans un bois brut et qui aurait pris vie, son Blackie le chat, la moustache rieuse, se tient là, perché sur une table au rouge vif, posant sur nous un grand regard en noir et bleu Trois couleurs pour panacher le pelage, non pas mêlées comme dans une peinture mais serrées l’une contre l’autre, comme un puzzle dont les pièces s’assemblent. Spot le chien est taillé dans ce même bois imaginaire, origami de couleurs qui fait de l’image en elle-même une joie pour le regard, mêlant exaltation et tendresse: une vraie image- jouet.

La composition de ses images est tout aussi ludique. Des formes coupées dans la couleur composent la niche, la table, la chaise. Un petit univers de jeux d’enfants complices au jeu de l’animal qui se construit en 6 couleurs: rouge, bleu, noir, blanc, marron, orange. Le texte est fait de cette même simplicité : avec les phrases courtes posées les unes à côté des autres, on compose sa propre chanson, dans l’infinité de jeux possibles contenus dans seulement quelques mots : Spot likes Sally. / Spot runs to Sally and tags his tail. / Spot tags his tail on the blue pain. / Spot has blue pain on his tail.

Dans Round and round and circle, Fredun Shapur propose également des superpositions de couleurs, jouant sur l’opaque et la transparence. L’image, toujours, est traitée et ressentie comme un objet en 3 dimensions. Ce qu’on pourrait qualifier de « design graphique », mériterait un nom plus joyeux. Aussi joyeux que cette démarche du créateur, qui joue avec les couleurs, joue avec les formes, joue pour nous inciter à jouer.

On trouvera beaucoup d’images du travail de ce designer pour l’enfance, mais peu de l’artiste même, petit homme à l’allure discrète, qui vient de disparaitre en ce mois d’octobre 2019. Rendons lui hommage car il nous laisse peut-être l’essentiel, à travers son oeuvre : le sentiment d’ un perpétuel émerveillement

Sarah Piazzo

Montreuil, 27 novembre – 2 décembre 2019

Montreuil, 27 novembre – 2 décembre 2019

L’Ile de la Réunion est l’invitée d’honneur au Salon du livre et de la presse jeunesse, et nous nous en réjouissons.

Retrouvez en suivant l’entretien réalisé avec Bruno Gaba de Zébulo éditions pour le numéro 217.

Retrouvez Julie Bernard et son album Le livre des métiers, un imaginaire pour demain qui a servi pour la couverture du numéro 220, Demain ma planète ?.

 

Le livre des métiers, Julie Bernard ( extrait du N°220)

Le bel album de Julie Bernard est un tremplin vers l’imaginaire des métiers de demain. Texte et illustration sont pleins de poésie : avec des camaïeux très colorés, elle décline 16 métiers qui pourront paraitre
utopiques, improbables, infaisables ou réalistes, séduisants, ou militants, tel

« Le banquier de graines
Le banquier de graines recueille les semis préservés de la chimie.
Il protège nos assiettes
Et promet des potagers qui poussent et repoussent chaque année. »
… mais qui dans tous les cas ne laisseront pas indifférents.

En y regardant de plus près c’est toute une philosophie qui se dégage de cet ensemble. Certains métiers comme Le décorateur d’extérieur, L’éleveur de forêts, Le livreur d’air pur, L’accordeur de climats, Le chercheur d’eau, Le planteur de lagon, répondent à des problèmes environnementaux, voire des catastrophes écologiques. La pollution de l’air, la déforestation, l’urbanisation sauvage, le dérèglement climatique, la raréfaction de l’eau, la pollution de la mer et de l’air, maintes fois dénoncés dans les médias, sont également évoqués dans cet album

Zébulo éditions

Avec une quinzaine de titres déjà à son catalogue, l’éditeur réunionnais fourmille de projets, et s’ancre résolument dans le dialogue des langues et des identités.

Bernadette Poulou. Quels sont vos liens avec la langue créole ?

Je me rappelle que, lors de mon arrivée à La Réunion à l’âge de 7 ans en 1970, le créole était interdit en classe et même dans la cour de récréation. Et c’est pourtant là que je l’ai appris et que j’en ai fait ma langue pour communiquer avec mes camarades. C’est ce qui m’a permis d’aller à la rencontre des gens qui vivaient là bien avant moi. J’ai eu cette chance, car je trouve que c’est une chance de parler le créole réunionnais. C’est une question tellement actuelle pour moi et essentielle. Comment continuer de rendre cette langue vivante ? Comment faire pour que l’école valorise la langue des enfants ? Comment aider les nouveaux arrivant à le parler et donc à s’intégrer ?

Il faut donc continuer de militer pour la reconnaissance du créole ?

Aujourd’hui il n’y a plus d’interdiction, le créole réunionnais est une langue régionale reconnue en tant que telle depuis 2000. Il y a des enseignants habilités en langue créole qui l’utilisent en classe comme un atout, un levier pour aller vers le français. Mais pourtant la langue créole a des soucis à se faire. Ah oui, bien sûr, elle est très utile aux entreprises qui la transforment à coup de campagne de com pour vendre encore et encore, mais au fond pour beaucoup, parler créole, ça reste encore se fermer les portes de la réussite. Il y a des familles où les parents s’adressent aux enfants en français et parlent créole entre eux. C’est comme dans les grandes surfaces, les membres du personnel parlent créole entre eux, mais en français lorsqu’ils s’adressent aux clients.

Cela voudrait dire que malgré les progrès accomplis, la minoration du créole existe encore, et crée une souffrance linguistique. Alors, que faire ?

Alors nous éditons des livres bilingues pour participer à notre modeste niveau à la mise en valeur de cette langue régionale, de cette identité créole, de cette culture. Mais ça ne suffit pas, et je travaille depuis plusieurs mois à imaginer que nos livres puissent arriver directement à l’école… Je veux dire que les
livres réunionnais soient proposés aux enseignants pour être utilisés avec les enfants. Toute la littérature jeunesse réunionnaise n’est pas bilingue bien sûr, d’ailleurs dans mon catalogue, cela représente (si on compte les sorties 2018 à venir) 30% de ma production. Mais je défends le fait que les livres édités à
La Réunion, bilingues ou pas, doivent pouvoir être présents à l’école réunionnaise, au même titre que la représentation commerciale très organisée des livres de la métropole.

Dans la petite enfance, cela passe par le langage, mais aussi par la musique…

A travers les deux livres musicaux Sega et Maloya (2013), nous avons voulu mettre en valeur le patrimoine musical de la culture créole réunionnaise. Nous avons choisi deux chansons du patrimoine, dans les deux styles musicaux réunionnais, dont bien sûr le texte est en créole. C’est une évidence, il faut rendre
vivante la langue maternelle des jeunes enfants réunionnais et montrer que la musique traditionnelle n’est pas un folklore réservé aux touristes, mais une réalité ancrée dans chacun de nous, in zarboutan, konm di kréol. C’est le but que nous poursuivons avec la collection Koudpous et la sortie de deux nouveaux
livres sonores bilingues: Zistoir 3 ti Tang et Kissa la vole 7 zeuf ti Pintad gri ?(2016) de Katty Lauret-Lucilly et Florence Miranville. On a à coeur de donner un coup de pouce à la langue créole, à la maison et à
l’école. Les auteures sont d’ailleurs des enseignantes habilitées en langue et culture créole, et elles ont aussi conçu leur livre comme un outil pour le créole à l’école.

Vous voulez également resserrer les liens culturels dans l’Océan Indien ?

Cette année, nous allons éditer un livre de contes croisés entre La Réunion et Anjouan. Je me réjouis en tant qu’éditeur de participer à ce projet où les lecteurs trouveront le créole réunionnais, l’anjouanais et bien sûr le français. C’est comme ça que je vois les choses, le français fait le lien entre nous tous ici dans l’Océan Indien, dont une majorité de pays sont francophones. On pourrait dire que La Réunion elle-même est francophone, gageons qu’elle deviendra francophile lorsqu’elle sera réellement considérée créolophone !

De format carré, Séga et Zistoir 3 Ti Tang sont des livres sonores qui permettent de retrouver/accoutumer l’oreille de l’enfant à la langue créole.
Séga, comme un autre album, Maloya, font entendre un à un les divers instruments qui contribuent à chacun des genres. Ces deux musiques très vivantes à La Réunion se découvrent ici à travers des petites chansons. L’illustration est très colorée, entrainante.
Zistoir 3 Ti Tang met en scène un petit animal familier, le hérisson. L’histoire est racontée en créole. C’est aussi un livre pour apprendre à compter. L’illustration de cet album est particulièrement réussie : sur fond de raphia, des collages de matériaux divers –tissus, dentelles – apportent du relief. C’est coloré, chaud et
entrainant. Deux beaux exemples de cette maison d’édition qui défend avec talent l’usage du créole. ZéBuLo produit aussi un « Concert dessiné d ‘après le livre Salégy », spectacle de 10 tableaux dessinés mis en musique en direct par Georges Razafintsotra et Bruno Gaba.

 

 

Bravo à Dadoclem !

Bravo à Dadoclem !

L’album Qui est-ce ? de Paola Vitale et Rossana Bossu vient d’être primé en Chine dans la catégorie « créativité » du Prix consacré à la nature (Dapeng Children’sNatural Book Award).

Page de l’album chez l’éditeur

NVL avait  fait le choix provocateur  de le mettre en couverture du numéro 218 consacré à la Laïcité. Une façon pour nous de lutter contre  les idées  créationnistes qu’il nous est arrivé de rencontrer dans l’édition jeunesse.

Qui est-ce ? « C’est l’histoire de toute la vie sur Terre ». Cet album superbe que l’éditrice de Dadoclem a traduit de l’italien  « Chi sara ? », qu’on peut regarder et commenter avec les plus jeunes mais qui sera lisible par tous, vise à rien moins que raconter l’histoire humaine, de la première cellule indifférenciée à l’enfant qui nait évoquant le monde aquatique dans lequel il se meut d’abord comme un poisson ou un amphibien, il rappelle aussi la lignée animale à laquelle appartient l’humain ; ne garde-t-il pas au bas de sa colonne le vestige d’une queue ? « Un être humain est un mammifère, mais il est aussi un peu poisson, amphibien, reptile, oiseau » ; son histoire individuelle est inséparable de l’évolution des espèces telle que l’a décrite Darwin, l’unité du vivant né de « cette cellule apparue il y a 4 milliards d’années dans l’eau qui recouvrait la Terre ».

De ce livre quasiment sans texte, les superbes images vivement colorées et à peine figuratives créent une sorte de voyage entre réalité et imaginaire ; par ailleurs les images aquarellées aux subtiles dilutions rappellent cette origine aquatique de la vie et portent même un sous-texte fascinant. Ainsi avons-nous choisi pour la couverture 1 de la revue cette image qu’on peut interpréter aussi bien comme l’ovule assailli par les spermatozoïdes que comme notre « planète bleue » arrosée de météorites venues de l’univers étoilé qui l’entoure… ou bien comme un oeil cillé grand ouvert… ouvert sur la sublime réalité du monde à connaitre. Le parallèle est ainsi suggéré entre le développement de l’individu depuis sa conception, l’évolution des espèces et l’histoire de la Terre.

Les 8 pages finales, documentaires, simples et claires, donnent de quoi échanger avec l’adulte lecteur. On y trouve la deuxième image que nous avons choisie pour notre couverture 4, Le Premier dessin de l’arbre de l’évolution proposé par Charles Darwin, un arbre avec « des branches partant d’un point initial, le premier être vivant ». Darwin a écrit en haut de son dessin I think. Et cet album sera sans conteste un outil pour penser. Pour que les enfants s’en servent de tremplin pour- comme ils savent si bien faire ! – poser des questions. Embarrassantes ? Et alors… l’infinité de ces questions plus nombreuses au fur et à mesure que la science progresse est en soi un bonheur de l’esprit. La quête n’est-elle pas plus intéressante que la révélation ?

« Qui est ce ? » est un livre essentiel pour chaque enfant et pour les adultes qui s’intéressent à la question, un outil anti-créationnisme, qui respecte cependant cette part d’imaginaire que nous souhaitons associer à la question de nos origines.

Claudine Charamnac-Stupar

Sélection 2019-2020 de la médiathèque de Talence sur le thème de l’arbre

Sélection 2019-2020 de la médiathèque de Talence sur le thème de l’arbre

Dans le numéro 221 de septembre «  Les 8-12 ans, quels lecteurs ? » nous vous avions présenté le prix 9-12 ans de la Médiathèque de Talence. Sommaire du numéro

 

Voici leur sélection pour cette année 2019-2020, sur le thème de l’arbre :

 

Ma fugue dans les arbres, Alexandre Chardin, Magnard, 2019. (analysé dans NVL n°220)

Happa no ko, le peuple de feuilles, Karin Serres, Rouergue, 2018

Prince Koo, Adam Stower, Albin Michel Jeunesse, 2018

Mortimer mort de peur, La forêt des cauchemars, Agnès Laroche, Rageot, 2016

Sauvons les arbres, Delphine Grinberg/ill. Bertille Mennesson, Rageot, 2019

La marche du baoyé, Sigrid Baffert/ill. Adrienne et Léonore Sabrier, MeMo polynie, 2018. (analysé dans NVL n° 216)

 

La sélection de ce dernier titre nous  fait d’autant plus regretter la disparition de la collection  Polynies  que nous évoquions dans notre dernier numéro.

Bernadette Poulou