Histoire afro-américaine en littérature jeunesse

Histoire afro-américaine en littérature jeunesse

🎵« Au fond rien n’a changé, pas de paix, de justice. T’es toujours en danger seul face à la police. […] Comme si l’histoire n’était qu’une boucle, ils tueraient à nouveau Malcolm X. »🎵  Malcolm X, Daddy Mory et Taïro

Le 25 mai 2020, aux Etats-Unis un homme noir est mort, assassiné par un policier blanc qui appuyait son genou sur son cou. Cet acte au XXIe siècle rappelle malheureusement que le racisme qu’on espérait  disparu est toujours présent dans notre monde.

Le racisme n’étant pas quelque chose d’inné, l’éducation devrait permettre de l’éradiquer. La littérature est un atout pour cet enseignement, surtout la littérature jeunesse qui comme son nom l’indique s’adresse aux plus jeunes. La suite de cet article sera une petite bibliographie[1] commentée d’ouvrages de littérature jeunesse traitant de l’histoire afro-américaine.

L’Esclavage

Henry et la liberté, Ellen Levine/Kadir Nelson, Editions des Elephants, 2018.

Album bouleversant, Henry est un jeune esclave qui subit les mauvais traitements de ses maîtres. Il tombe amoureux d’une femme, avec qui il a des enfants. Un jour, tout le monde disparait, le maître de sa femme n’étant pas le même que le sien a vendu sa famille. Maintenant qu’il n’a plus rien à perdre il va fuir les états du Sud, et découvrir la liberté.

Harriet Tubman : la femme qui libéra 300 esclaves, Anouk Bloch-Henry, Oskar, Coll. Elles ont osé, 2019.

Harriet Tubman est une jeune esclave qui ne peut se résoudre à accepter sa situation précaire, telle une marchandise, elle peut être séparée de sa famille. Elle va donc fuir, et survivre à cette fuite. C’est déjà un certain exploit, mais cette héroïne ne s’arrête pas là, elle va repasser la frontière de nombreuses fois pour libérer d’autres esclaves au péril de sa vie.

Ces deux personnages n’ont pas accepté leur situation et ont pris les choses en main pour combattre le racisme ambiant. Malgré l’abolition de l’esclavage, certains blancs se sentent toujours supérieurs aux noirs. Les plus racistes se sont regroupés dans un clan, le Ku Klux Klan, qui terrorise la population noire. Le clan est évoqué dans des petits romans comme L’arbre aux fruits amers d’Isabelle Wlodarczyk chez Oskar. Un blanc est tué, des noirs sont accusés. La justice étant très expéditive, malgré leurs protestations les jeunes gens sont pendus, d’autant plus que le petit ami du mort aurait été violé. Le KKK reste très présent et s’opposera fermement aux mouvements pour les droits civiques, qui verront naître de fortes personnalités tel que Martin Luther King, ou mettront en lumière un geste, celui de Rosa Parks.

Rosa Parks

Les Etats-Unis qui ont aboli l’esclavage, continuent à travers la ségrégation raciale à nier l’égalité des droits entre blancs et noirs. Les noirs sont séparés des blancs, pour nombre de choses. Par exemple dans les bus le fond est réservé aux noirs. Ils peuvent s’assoir devant s’il n’y a pas de blancs et autrement doivent rejoindre l’espace réservé. Rosa Parks en 1955, va refuser de laisser sa place à un blanc et ainsi rester à l’avant du bus. Elle va subir nombre d’insultes mais restera assise jusqu’à son arrestation par les policiers. Ce geste très courageux est évoqué de nombreuses fois en littérature jeunesse, faisant de cette femme le symbole de la lutte contre le racisme.

La femme noire qui refusa de se soumettre, Eric Simard, Oskar, coll. Résistantes-Résistants, 2013

Rosa Parks, non à la discrimination raciale, Nimrod, Actes Sud Junior, 2014.

Le bus de Rosa, Fabrizio Silei/Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2011.

Martin et Rosa, Raphaële Frier/Zaü, Rue du monde, coll. Grands Portraits, 2013.

Rosa Parks tout comme Martin Luther King et d’autres icones noires sont présents dans I have a dream de Jamia Wilson et Andrea Pippins, publié chez Casterman, qui regroupe 52 personnalités noires ayant marqué l’Histoire. Ce livre permet de voir que l’histoire principalement blanche est aussi marquée par des noirs qui doivent toujours lutter.

Ecole

La ségrégation était aussi présente dans l’éducation, les écoles étant racialement séparées. Il a fallu attendre pour que certains élèves noirs puissent aller dans des écoles blanches.

A noter le merveilleux album Ruby tête haute d’Irene Cohen-Janca et Marc Daniau, qui montre la hargne des blancs contre cette petite fille noire, obligée d’aller à l’école escortée par des policiers. Il en est de même pour Les 9 de little rock d’Elise Fontenaille, édité chez Oskar ou Dorothy Counts d’Elise Fontenaille aussi édité chez Oskar. Que ce soit en album ou en roman, tous transmettent cette peur d’aller à l’école dans un pays où c’est un droit. Il faut faire face à la haine populaire à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de l’établissement, le racisme étant pour certains héréditaire.

Aujourd’hui

On pourrait supposer que le passage au XXIe siècle ait apaisé les tensions et pourtant il n’en est rien comme le prouve l’actualité avec les trop nombreux meurtres. L’opinion publique a changé, mais certains restent enfermés dans des clichés.

The hate U give d’Angie Thomas publié chez Nathan montre bien que la police tout comme dans les années 30 n’accepte pas l’innocence des noirs. Ce roman raconte la mort de l’ami de la narratrice tué par un policier qui pensait que le jeune homme allait sortir une arme. Des émeutes vont suivre ce meurtre et mettra la ville à feu et à sang.

RIEN NE CHANGE !

Il est très important d’ajouter à cette bibliographie les romans de Malorie Blackman, Entre chiens et loups. C’est une dystopie car ce sont les noirs qui ont le pouvoir. On remarque d’ailleurs très rapidement que les opprimés tentent de se rebeller, allant jusqu’à faire éclater une bombe et donc tuer nombre d’innocents. Transposer les rôles permet d’éclairer sous un nouveau jour cette histoire afro-américaine et peut-être que certains comprennent « Black lives matter ! ».

 

Pour aller plus loin, filmographie (totalement sélective selon mes visionnages)

The hate U giveBlack Panther (film) - Wikipedia

La couleur des sentiments

Le Majordome, une fresque sur l’histoire afro-américaine des champs de cotons à la maison blanche

Black Panther, premier super-héros noir

I am not your negro, Documentaire sur James Balvin et l’histoire des droits civiques

Dans leur regard, un groupe de jeunes noirs est accusés de viol, dans les années 70.

[1] Ouvrages reçus au Centre Denise Escarpit

 

Maylis Cormont

Apoutsiak, le petit flocon de neige, un album du Grand Nord à la croisée des genres.

Apoutsiak, le petit flocon de neige, un album du Grand Nord à la croisée des genres.

Si l’album contemporain a pu faire émerger de multiples interrogations concernant les formes hybrides qu’il propose, certains albums plus anciens ne sont pas en reste : Apoutsiak, le petit flocon de neige, écrit par Paul-Emile Victor et publié par le Père Castor en 1948, en fait assurément partie.
Cet album inaugure la série « Les enfants de la terre »[1], créée après la seconde guerre mondiale dans un esprit d’ouverture au monde et à la diversité des cultures. Esprit qui se trouvait en germe, comme le rappelle Michel Defourny, dans le tout premier album publié par le Père Castor, illustré par Nathalie Parain Je fais mes masques (1931) qui est presque un « manifeste » :
Au terme d’un habile découpage (…), l’enfant peut prendre les visages de différents habitants de la planète. Grâce à ces masques, le petit Français, la petite Française prendront les traits d’un indien d’Amérique, d’un Esquimau d’un Africain. D’emblée, le Père Castor affiche une orientation humaniste et planétaire. (…) Sans que l’éditeur en ait peut-être conscience, les semences de la future collection « Les enfants de la Terre » sont lancées.[2]

Après Apoutsiak, viendront de nombreuses autres figures d’enfants du monde : d’abord figures de jeunes garçons  comme Amo, le peau-rouge(1951), Mangazou, le pigmée(1952), Jan de Hollande(1954) puis plus tardivement, dans les années soixante-dix, des figures de jeunes filles comme Sarah, petite fille du voyage (1972), Mandy américaine de New-Jersey(1973) ou encore Sinnika de Finlande(1974).  Le principe qui préside à chacun de ces albums est de présenter un pays ou une culture à travers une double entrée – fictionnelle et documentaire – et par deux modes de représentation – le texte et l’image-. Ainsi les personnages inventés à partir de données réelles et représentés dans le texte et les images permettent de découvrir le quotidien des habitants d’un pays, d’une région.  Par ailleurs, au texte fictionnalisé s’adjoint un autre texte (généralement en police réduite) qui relève du discours explicatif. La plupart des albums sont aussi dotés de cartes géographiques. Pour l’élaboration de certains de ces albums, Paul Faucher a pu s’appuyer sur des travaux de spécialistes, comme pour Mangazou, le pigmée, qui s’est inspiré des travaux de l’anthropologue Raoul Hartweg[3]. Pour Jan de Hollande, si le texte est de Paul François (nom de plume de François Faucher) et Jean-Marie Guilcher, les illustrations sont de Gerda – Gerda Muller – qui est elle-même hollandaise et a dû très certainement être sollicitée lors de l’élaboration du texte : d’ailleurs, comme un clin d’œil, la sœur de Jan se nomme Gerda. Tous ces albums mêlent donc fiction et documentaire, dans une volonté de présenter d’autres cultures, d’autres modes de vie. Ils peuvent être considérés comme une ouverture virtuelle au monde, mais aussi une invitation au voyage, sans pour autant constituer ce que l’on pourrait nommer des carnets de voyage, car nulle trace de voyageur.

Apoutsiak est cependant l’un des rares, voire le seul album directement écrit par un chercheur, le célèbre  Paul-Emile Victor  (explorateur du grand Nord, ethnologue). Dans ses ouvrages Boréalet Banquises(parus respectivement en 1938 et 1939 chez Grasset), il rapporte sous forme de « journaux de route » ses deux expéditions de 1934-1937 au Groenland et notamment son séjour de 14 mois dans une famille esquimaude (inuit).  Ces ouvrages comportent des textes écrits au fil du temps et datés, des croquis (personnes, animaux, objets, cartes et plans), ainsi que des photos ajoutées par la suite. Apoutsiak, publié dix ans plus tard, sans reprendre une forme identique, est nourri, de toute évidence, de ces carnets. Et si, par ailleurs, il inaugure les principes exposés plus haut et communs  à tous les albums de la série, cet album, plus que les autres, me semble précisément garder cette trace du voyageur et pourrait se lire alors non seulement comme un documentaire fictionnalisé, mais aussi comme une forme de carnet de voyageur ou d’explorateur, adaptée aux exigences très nombreuses de Paul Faucher[4].

Il ne s’agira pas ici de proposer une analyse précise de l’album qui a déjà été remarquablement réalisée par Daniel Jacobi, universitaire spécialiste de la vulgarisation scientifique[5]mais d’observer à travers la question des multiples temporalités de l’album en quoi Apoutsiak mêle documentaire, fiction mais aussi garde des traces du carnet de voyage.
S’il n’y a pas de date précise dans l’album, à la différence d’un journal de bord ou d’un carnet de voyage, le texte et l’image, le choix de temporalités multiples vont donner des indications variées sur le temps à la fois cyclique et linéaire.

Le cycle des saisons

La succession des images et en leur sein, la représentation des paysages vont opposer et faire alterner des scènes d’hiver et des scènes d’été : à l’extérieur le blanc et le bleu dominant de l’hiver laissent place à des couleurs d’été plus nombreuses, aux teintes ocre foncé des montagnes dénudées, à quelques espaces de verdure. Les scènes d’intérieur sont des scènes d’hiver lorsque toute la famille assez nombreuse est rassemblée dans une seule et même temps : l’image qui propose une vue d’ensemble (p. 11) contraste avec les scènes d’extérieurs par ses couleurs vives, par la profusion de personnes, de chiens, d’outils.  Ainsi la succession des images, sans stricte régularité toutefois, donne à éprouver l’écoulement du temps à travers les scènes du quotidien et les couleurs pourraient faire office de dates même si le texte (narratif ou explicatif) vient généralement indiquer aussi la saison représentée.  Le temps passe et revient, à travers un mouvement cyclique qui est cependant contrebalancé par le choix narratif de l’histoire même d’Apoutsiak.

Le déroulé d’une vie

Il existe dans cet album une seconde ligne temporelle très singulière, prise en charge par le discours narratif qui conduit la fiction : en effet, l’album va retracer la vie entière du personnage principal de sa naissance à sa mort et son entrée dans le paradis. Les autres albums de la série ne reprendront pas ce déroulé temporel et s’en tiendront à la vie des enfants dans le temps de leur enfance. Aussi peut-on s’interroger sur ce choix qui peut être lié à l’expérience personnelle de l’auteur au sein d’une communauté esquimaude : la naissance, la mort sont assez régulières ; les vies plus courtes ainsi que le temps de l’enfance. Aussi c’est peut-être pour cette raison que P.E. Victor a choisi de faire découvrir une vie dans sa totalité avec ses étapes majeures (nourrisson/enfant/ adulte/vieillard), comme un résumé très condensé de sa propre expérience, sans chercher justement à s’en tenir au moment de l’enfance comme ce sera le cas dans les autres ouvrages de la collection.

Brouillage temporel des différents discours

Ces différentes lignes temporelles se doublent comme le montre Daniel Jacobi de choix énonciatifs singuliers : la vie d’Apoutsiak est presque entièrement rapportée à l’imparfait, ce qui crée à la fois le sentiment de la durée, de l’inachevé, ou de l’intemporel. La singularité vient rejoindre la portée générale du discours explicatif . Le récit est d’une certaine façon suspendu et la trace – image ou écriture – fige et fixe des scènes, comme des exemples précis et représentatifs, à l’instar des croquis contenus dans  Boréal.

Par ailleurs, le discours explicatif est traversé d’un autre discours : ainsi, certains textes explicatifs à valeur générale sont cependant adressés au jeune lecteur, qui est sollicité plusieurs fois sous la forme du « tu »[6]. Si la volonté pédagogique qui préside à l’élaboration de cette série, est très visible dans ces adresses, on peut aussi y voir une transposition du carnet de route de P.E. Victor : carnet rempli au fil des jours, destiné à la fois à servir trace et de base pour ses analyses scientifiques, carnet aussi pour un public plus large, dans le but de faire partager son expérience et de la faire vivre : et de fait, le lecteur adulte, sans être directement sollicité, n’en est pas moins absorbé dans ces carnets qui transmettent des savoirs, mais provoquent aussi des émotions et un attachement à tous ces individus, en tant que  personnes et personnages.

Apoutsiak n’est pas un carnet de voyage à proprement parler. Toutefois, il possède une dimension  plus singulière et personnelle que les albums qui suivront. Il inaugure aussi sans aucun doute de nouvelles formes de documentaires, reprises notamment dans le principe de la collection « Archimède » de l’Ecole des loisirs. Par ailleurs, la co-présence de la fiction et du discours informatif pourrait bien avoir ouvert des pistes quant aux possibilités de l’album, mêlant texte et image, comme dans les ouvrages de François Place qui construit des fictions d’univers et de peuples, à partir toutefois de savoirs savants très assurés.

Florence Gaiotti, Maitre de Conférences à l’ESPE, Université d’Artois.
Article paru dans NVL N°192, Juin 2012.

[1]Initialement appelée « Les enfants du monde », selon les recherches de Michèle Piquard qui analyse tout particulièrement cette collection dans un article intitulé « Les cartes dans les albums du Père Castor », in Cartes et Plans, D.Dubois-Marcoin, E.Hamaide, Cahiers Robinson, 28, 2010. Il y est amplement question d’Apoutsiak et certaines informations sont issues de cet article.

[2]Michel Defourny, Pour lire commençons par les mains !,Les amis du Père Castor, Meuzac, 2010, p. 15-16.

[3]Cet anthropologue a fait notamment paraître un ouvrage intitulé La vie secrète des Pigmées,Editions du temps, 1961,  mais avait déjà produit en 1951 de nombreux travaux dont l’album a pu s’inspirer.

[4]Michel Piquard évoque les longs échanges entre Paul Faucher et P.E.Victor : ce dernier a été invité à rajouter un certain nombre d’éléments. Le livre est paru deux ans après la proposition de P.E.Victor auprès de Flammarion.

[5]Daniel Jacobi, « Apoutsiak, le petit flocon de neige, anatomie d’un chef-d’œuvre », La revue des livres pour enfants, n° 210, p. 57-59.

[6]Constat fait et analysé aussi bien par M.Piquad que D.Jacobi.

Un chant de Noël

Un chant de Noël

Noël, période enchantée pour les enfants et aussi pour les parents.

Lors du sondage effectué il y a quelques mois sur Facebook, un seul ouvrage est digne de passer Noël avec vous, Un chant de Noel (A Christmas Carol, en VO). Cette nouvelle de Charles Dickens apparaît en France en 1857, elle est publiée sous de nombreux titres mais on gardera un chant de Noel, titre le plus connu.

L’histoire est simple, la veille de Noel, Ebenezer Scrooge qui déteste cette fête, refuse tout ce qui est gai pendant cette période, chant de noël, décorations… Effrayant patron, il consent bien faiblement à donner un jour de repos le 25 décembre à son employé. Tant de méchanceté ne peut survivre en cette période joyeuse. Revient alors à la vie, sous forme de fantôme son ancien associé Jacob Marley mort depuis sept ans. Le vieux patron doit changer de comportement sinon il sera condamné à l’enfer de l’éternité.

Ebenezer reçoit alors la visite de trois esprits, celui des temps passés, celui du temps présent et celui des temps à venir. Ainsi le retour dans son enfance, permet de comprendre qu’il était bien seul lors des nuits de Noel dans son pensionnat. Il revoit aussi les temps joyeux mais aussi plus malheureux qui ont forgé cet homme devenu acariâtre. Perturbé par cette première rencontre, il guette l’arrivée d’un autre fantôme. Celui-ci se trouve auprès du feu, juché sur une corne d’abondance. Il mène Mr Scrooge à travers les rues pour arriver devant chez son employé, Mr Cratchit, qui vit chichement mais heureux au cœur de sa famille. Le troisième fantôme, montre à Ebenezer son avenir, détesté de tous, sa mort n’émeut personne surtout pas la famille Cratchit qui pleure la mort de l’un des leurs.Le vieil homme ayant compris ses défauts, accepte de se joindre à l’ambiance joyeuse de noël, il fait la charité, il va à la messe et chez son neveu. Le lendemain, pour remercier son employé, il le gratifie d’une prime et tous deux partagent un breuvage.

                Ce texte éminemment religieux permet de comprendre ce que représente Noël et qu’une telle fête doit être partagée, comme le bonheur qu’elle procure.Cette histoire reflète aussi son temps, l’ère victorienne maintient la hiérarchisation de la société et sa ferveur religieuse.

Noel approchant maintenant à grand pas, les enfants surexcités vont etre durs à canaliser, si la lecture de la nouvelle ne les enchante pas. Les différentes chaines de télé dans leurs horaires destinés à la jeunesse vont promouvoir cette histoire grâce à des adaptations. J’en ai retenu trois,Le noël de Mickey de 1983, Le noël des Looney Tunes de 2006 et Le Drôle de Noel de Scrooge de 2009.

Ces trois histoires adaptent A Christmas Carol, pour le plus ancien et le plus récent, l’univers est le même et l’époque aussi. Le film en motion capture sorti en 2009 reflète parfaitement ce que l’on peut s’imaginer en lisant le livre de Dickens. La version avec Mickey permet aux enfants d’accéder à cette histoire grâce à des personnages qui leur sont familiée. Celle des Looney Tunes est intégrée dans notre époque, Daffy Duck est le patron d’un supermarché prospère. Patron de plusieurs employés, les traite tous mal et refuse d’augmenter les petites mains de son magasin. Comme Scrooge, le retour à la réalité est bénéfique, il va offrir des cadeaux à tous et s’excuser de son comportement.

Cette histoire intemporelle marque grâce à ces adaptations de plus en plus d’enfants  qui craignent de devenir comme lui et ainsi d’être considérés comme méchants par le Père Noel.

Pour ma part, le meilleur roman de Noel reste Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling, premier ouvrage d’une série qui nous transporte dans un monde merveilleux et fantastique.

Bonnes fêtes de fin d’année

Rentrés vivants, blessés ou morts : tous héros en ce 11 novembre 2018

Rentrés vivants, blessés ou morts : tous héros en ce 11 novembre 2018

Difficile de parler de la guerre avec les enfants, surtout de la première guerre mondiale, de ses causes et de ses conséquences. La complexité des faits peut rebuter plus d’un parent dont les souvenirs de cours d’histoire sont plus ou moins lointains. Et donc difficile d’expliquer la Grande Guerre ! Des ouvrages de littérature jeunesse peuvent cependant aider à le faire. Les livres indiqués dans la suite de cet article ne concernent que les livres présents au Centre Denise Escarpit au moment de la recherche, et ne reflètent donc pas la totalité de l’édition jeunesse sur le sujet.

Commençons par l’album 14-18, une minute de silence à nos arrière-grands-pères courageux de Dedieu publié chez Seuil. Cet ouvrage montre la vérité des combats et la violence des blessures physiques sans utiliser l’écrit, seulement par l’image. Des portraits de poilus alternent avec des scènes de carnage, de sols souillés ou de corps éventrés. Ce spectacle violent et choquant pour le lecteur le plonge directement dans le sujet. Cet album pourrait à mon sens être rapproché des œuvres d’Otto Dix. Ce peintre allemand, combattant volontaire associé aux mouvements artistiques de l’Expressionnisme et de Nouvelle objectivité. Il montre la réalité des combats et de la société de l’entre deux guerres.

Des documentaires sont à la disposition des lecteurs pour des tranches d’âges différentes. Ainsi un jeune enfant ne lira pas l’album Apocalypse, première guerre mondiale, les images d’archives pouvant choquer les âmes sensibles. Des ouvrages dessinés comme La première guerre mondiale de Philippe Borchard, illustré par Fabian Grégoire ou 14-18 de Bruno Heitz permettent par la mise en dessins, de créer une distance entre le fait énoncé et sa représentation. La violence présente est atténuée à chaque coup de crayon.

Certaines maisons d’éditions ont préféré choisir de raconter la vie des enfants pendant cette période et de voir ainsi par leurs yeux, la boucherie de cette guerre. Tel est le cas pour Au temps de la Grande Guerre de René Ponthus illustré par Ginette Hoffman, ou pour ce récit bien singulier dans sa forme L’étoile, journal d’une petite fille pendant la Grande Guerre d’Eliane Sterne et Viviane Koenig. Ce dernier narre l’histoire vraie d’une jeune fille qui faisait son propre journal sur les événements du quotidien et récupérait ainsi de l’argent pour les soldats blessés au Front.

Pour commémorer le centenaire, de nombreux ouvrages ont été publiés pendant quatre ans, il sera donc difficile de parler de chacun d’entre eux précisément. Je souhaite cependant mettre en lumière ici des uchronies, permettant par le détour de la science-fiction d’imaginer ce qui ce serait passé si tel ou tel évènement n’avait pas eu lieu. La collection 10 jours pour changer le monde chez Oskar fait très bien cela. On trouve aussi chez Flammarion, La guerre de 14 n’a pas lieu d’Alain Grousset. Il imagine la vie dans une Europe divisée par des murs entre la France et l’Allemagne, pays dans lesquels l’armée domine tout. Pas toujours très bien documentés ou instructifs, ces ouvrages permettent cependant de faire réfléchir sur les rouages de la guerre et sur son déroulement pendant quatre ans.

Des personnalités connues ont aussi participé à ce conflit ou ont essayé de l’arrêter. L’éditeur Oskar a ainsi publié des romans sur Marie Curie qui a arpenté le front dans ses camions de radiologie, sur Nicole Mangin « docteure » sur le front de Verdun, ainsi que sur un poète français mort pour la France, Apollinaire, ou sur un fervent pacifiste Jean Jaurès, mort lui pour la paix en 1914. Souvent méconnus des plus jeunes, cela va permettre à tous de connaître ces héros qui ont sauvé la France de l’invasion allemande et qui le plus souvent, l’ont payé de leur vie.

La guerre a ravagé la terre mais aussi les hommes, faisant d’eux de la chair à canon méconnaissable, pourtant chaque album reflète un personnage que l’on a pu extraire de cette mare de sang. Rue du monde a publié un très bel album sur les objets des poilus perdus semble-t-il au combat ou abandonnés depuis, La guerre en mille morceaux ou le petit musée du soldat Machin.

 

A ne pas oublier, le numéro 200 de NVL la revue qui traite des guerres et donc de la « der des ders ». La revue revient sur des thèmes que je n’ai pas abordés ici, comme le rôle des femmes dans cette guerre, la trêve de noël 1914 ou la poésie de guerre. Cette dernière par la beauté de ses vers reflète la monstruosité et l’absurdité des conflits, ruinant les hommes pour des décennies.

Toutes les images sont des peintures ou des gravures d’Otto Dix, les indications se trouveront dans la section iconographie de l’article.

Maylis Cormont –  Etudiante Master Littérature Enfance et Jeunesse, Université d’Artois.

Bibliographie

Albums :

  • Baroux, On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu, Seuil, 2011
  • Dedieu, 14-18, Une minute de silence à nos arrière-grands-pères courageux, Seuil, 2014
  • Stéphane Heinrich, Sylvestre s’en va en guerre, Kaléidoscope, 2014
  • Pef, Zappe la guerre, Rue du monde, coll. Histoire d’histoires, 1998
  • Yves Pinguilly/ ill. Zaü, La maitresse ne danse plus, Rue du monde, 2014
  • Alain Serres/ill. Zaü, La guerre en mille morceaux ou le petit musée du soldat Machin, Rue du monde, coll. Albums-Evènements, 2018
  • Isabelle Wladarczyk/ill. Aline Pallaro, Le Coeur en bataille, Oskar, coll. Mes albums de l’histoire, 2016

Documentaires :

  • Philippe Brochard/ill. Fabian Grégoire, La première guerre mondiale, Ecole des loisirs, coll. Grandes images de l’histoire, 2018
  • Isabelle Clarke et Daniel Costelle, Apocalypse 1ère guerre mondiale, Flammarion,2014
  • David Dumaine, 50 clés pour comprendre La Grande Guerre 1914-1918, Flammarion, coll. Castor doc, 2014
  • Dominique Joly/ill. Bruno Heitz, 14-18, la Grande Guerre, Casterman, coll. L’histoire de France en BD, 2014
  • Jean-Pierre Verney, La première guerre mondiale, Fleurus, coll. Voir l’histoire,2007

Uchronies :

  • Catherine Cuenca, L’armistice n’aura pas lieu, Oskar, coll. 10 jours pour changer le monde, 2018
  • Catherine Cuenca, Il faut gagner la bataille de Verdun, Oskar, coll. 10 jours pour changer le monde, 2016
  • Alain Grousset, La guerre de 14 n’a pas lieu, Flammarion, 2014.

Récits d’enfants :

  • René Ponthus/ill. Ginette Hoffman , Au temps de la Grande Guerre, Casterman, coll. Des enfants dans l’Histoire, 2014
  • Eliane Sterne, Viviane Koenig, L’étoile, le journal d’une petite fille pendant la Grande Guerre, Oskar 2014

Personnalités :

  • Jean-Michel Lecat, Apollinaire, le poète combattant, Oskar, coll. Histoire et société,2012
  • Catherine Le Quellenec, Docteure à Verdun, Nicole Mangin, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Catherine Le Quellenec, Marie Curie, une scientifique en guerre, Oskar, coll. Les aventures de l’histoire !, 2015
  • Nane et Jean-Luc Vézinet, Jean Jaurès contre la barbarie, Oskar, coll. Histoire et société, 2014

Romans :

  • Philippe Barbeau, La guerre d’Eliane, Oskar, coll. Histoire , 2014
  • Philippe Barbeau, La guerre du bouton, dans les pas d’un poilu célèbre, Oskar, coll. Les aventures de l’Histoire !, 2015
  • Philippe Barbeau, Douaumont, fort de guerre, la bataille de Verdun, Oskar, coll. Les aventures de l’Histoire !, 2016
  • Eric Chevreau, Bonhomme de 14, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Catherine Cuenca, Porté disparu ! , Oskar, 2011
  • Guy Jimenes, Mort pour rien, 11 novembre 1918, Oskar, coll. Histoire et société, 2013
  • Viviane Koenig, Moral d’acier et pluie de fer, aout-décembre 1914, Oskar, coll. Histoire et société,2014
  • Sophie Lamoureux, Le rouge au fusil, Talents hauts, coll. Les héroïques, 2018
  • Christophe Malavoy, Mon père soldat de 14-18, De la Martinière Jeunesse, 2013
  • Michael Morpurgo, Cheval de guerre, Gallimard, 2008
  • Michael Morpurgo, La trêve de noël, Gallimard,2005
  • Yves Pinguilly/ill. Nathalie Girard, Rendez-vous au chemin des dames, avril 1917, Oskar, coll. Histoire et société, 2013
  • Ludmilla Podkosova, Il fallait survivre Pierre et Louison, deux adolescents dans la Grande Guerre, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Eric Simard, La chanson interdite 1917, Oskar, coll. Histoire et société, 2017

 

Iconographie

  • Otto Dix, soldat blessé, issu de la série des eaux-fortes sur la guerre [Der Krieg], 1924, Historial de la Grande Guerre, Péronne ( France)
  • Otto Dix, Les joueurs de Skat [Die Skatspieler / Kartenspielende Kriegskrüppell] , 1920, Neue Nationalgalerie, Berlin (Allemagne)
  • Otto Dix, Rue de Prague [Pragerstraβe], 1920, Kunstmuseum, Stuttgart (Allemagne)

 

Le Football

Le Football

Vous êtes au courant sauf si vous vivez dans une grotte, mais vu que vous lisez ceci, cela me semble peu probable. Vous êtes donc au courant que c’est le mondial (avec l’accent brésilien ce sera parfait). Pour certains cela fait quatre ans qu’ils se préparent, les autres voient cette période comme un cauchemar récurrent.
Pourtant, il ne faut pas oublier que c’est le premier sport des cours de récré. En soit, le bruit du pied qui tape le ballon est comme la madeleine de Proust, un bon moment, totalement sentimental.
C’est aussi un des thèmes les plus utilisés par la littérature de jeunesse, comme le montrent les différentes éditions ou rééditions pré-coupe du monde et les différentes publications des éditeurs vantant leurs ouvrages sur le sujet. Le numéro 215 de NVL la revue traite d’ailleurs de ce sport dans un de ses articles . Ce texte va prendre un angle différent, celui de l’acceptation de l’autre par le foot.

Ce sport totalement masculin au départ a fini par se féminiser. À quand les équipes mixtes ? Peu d’albums ou de romans traitent de footballeuses, mais cela n’est pas impossible à trouver : Essie, et si j’étais championne de foot ? (1) ou Melle Charlotte, vol.2, la meilleure entraineuse de foot (2). Dans presque tous les albums qui parlent de foot dans la cour de récré, les filles sont elles aussi incluses mais portent rarement le titre de l’œuvre.
Le sport en général et pas seulement le foot, permet aussi une acceptation des différences. Globalement en tout cas, les plus faibles seront écartés au profit de plus forts capables de faire gagner l’équipe. En plus de l’entraide et de l’amitié, ce que développe surtout le foot, c’est l’esprit de compétition. Même pour les plus petits avec Pop joue au foot (3), le lecteur est confronté à un match. Tout se passe dans la bonne humeur évidement, mais l’album se clôt sur la victoire de l’équipe de Pop qui veut remettre cela rapidement. Est-ce par plaisir du jeu ou plaisir d’avoir gagné ? Il devient alors important de lire des albums comme Arno et son ballon (4). Dans cet album, un jeune garçon bien seul ne peut jouer avec son ballon tout neuf, mais une partie de foot va l’intégrer à une bande, il va avoir des amis. Il est aussi important de noter que dans cet album, ce n’est pas la compétition le plus important, mais le rapprochement des enfants.
Nous n’avons cependant trouvé aucun ouvrage de littérature jeunesse traitant du foot et du handicap, ou présentant une personne en situation de handicap jouant au foot. Le cécifoot, épreuve paralympique, dans lequel le ballon est muni de clochettes pour que les joueurs déficients visuels puissent jouer n’est jamais représenté, mais il est déjà peu connu par le public en général donc les enfants encore moins.
Bien que le sport permette une intégration, il permet aussi de dénigrer ceux qui n’apprécient pas ce sport. Ainsi à chaque coupe de monde, peu importe le sport mais particulièrement le foot, les bars sont pris d’assaut, les journaux télévisés et réseaux sociaux ne parlent que de ça. Si vous n’êtes pas footeux, il faut soit le devenir, soit partir vivre au Pôle Nord durant un mois, l’autre solution étant de se plonger dans les livres. Mais l’actualité du ballon rond finit toujours par rattraper celui qui ne veut rien savoir.
Cette proportion minime de la population est pourtant représentée dans des albums comme Bibi n’aime pas le foot (5) ou le roman Je n’aime pas le foot (6). Ce dernier est très intéressant car le héros est issu d’une famille d’adorateurs de foot et est obligé de jouer dans une équipe. Bien qu’il déteste cela, voulant faire plaisir à sa famille, il marquera le but de la victoire. Mais cela n’aura pas changé sa vision de ce sport.

L’acceptation de la différence est certes majoritaire dans le sport, mais souvent comme expliqué précédemment, c’est la compétition qui est importante. Il faut gagner encore et toujours, cela peut amener à des dérives. Par exemple, dans le roman La décision (7). La quatrième de couverture narre l’histoire d’un jeune réfugié libyen qui grâce au foot, va surmonter sa condition. De Lybie il va partir pour l’Allemagne s’entrainant avec les meilleurs de son âge, mais ce qu’il ne sait pas c’est que la compétition est féroce entre les jeunes. Deux joueurs du même âge sont dominés par leur égo, l’un des deux décidant de tacler son coéquipier pour qu’il ne puisse plus jouer au foot, résultat une fracture ouverte du tibia. Le jeune protagoniste sera lui, face à un autre problème : les conditions dans son pays étaient telles, qu’il est petit et maigre. Il doit donc choisir entre la drogue ou le retour au centre d’entrainement sans être sûr d’avoir une sélection à la clé.

Entre jeu enfantin et guerre d’égo, le football s’offre une mutation spectaculaire au fil des lectures et du développement des lecteurs. Que vous aimiez ou non le ballon rond, vous trouverez forcément en cette période de matchs, des ouvrages de littérature jeunesse qui correspondent à l’idée que vous vous faites de ce sport.

Maylis Cormont

[Suit une biographie non-exhaustive, le thème étant très présent en LEJ, d’ouvrages sur le foot et la coupe du monde.]

Albums
Albo, Pablo – Foot-mouton, Didier Jeunesse, 2018
Aubin, François – Foot, Ecole des loisirs, 2006
(3) Bisinski, Pierrick/ill. Alex Sanders –Pop joue au foot, Ecole des loisirs, 2018
Brissy, Pascal/ill. Sophie Vertille – Un match fou fou foot !, Deux coqs d’or, coll. Un petit livre d’or, 2018
Browne, Anthony – Marcel le magicien, Ecole des loisirs, 1995
Ciccolini, Bernard – On est les champions !, Ecole des loisirs, 2005
Crowther, Kitty – Poka & Mine, Le football, Ecole des loisirs, coll. Lutin poche, 2012
(5) Diallo, Muriel – Bibi n’aime pas le foot, les classiques ivoiriens, 2014
(4) Jagtenberg, Yvonne /trad. Alain Serres (néér.) – Arno et son ballon, Rue du monde, 2014
McNaughton, Colin – Fou de football, Gallimard, 2006
Néjib – Les p’tits foot, C’est parti pour la coupe !, Gallimard, 2018
Paronuzzi, Fred – Football cosmique, Gallimard , 2016
Pinguilly, Yves, Sarang Seck- L’orange folle de foot , Tom’poche, 2014
(6) Richard, Stéphanie /ill. Gwenaëlle Doumont – J’aime pas le foot , Talents hauts , 2015
Saint-Mars, Dominique/ill. Serge Bloch – Max, fan de foot, Calligram, coll. Album Max et Lili, 2017

Romans

Bakolo-Ngoi, Paul – Rêve de foot , Gallimard , coll. Folio junior, 2014
Ben Kemoun, Hubert – Foot d’amour, Thierry Magnier, 2006
Bienne, Gisèle – Les champions, Ecole des loisirs, 2004
Billioud, Jean-Michel – Quand le foot rencontre l’histoire, Gulf Stream, coll.Doc’mania, 2018
Cendres, Axl – Echecs et but, Sarbacane , 2010
Chambaz, Bernard/ill. Zaü – Le match de foot qui dura tout l’été, Rue du monde, coll. Romans du monde, 2002
(1) Clément, Claire /ill. Robin Gindre – Essie, et si j’étais championne de foot ? , Bayard jeunesse , coll. Bayard poche, 2018
Colin, Fabrice – Des frères en finale , Rageot , 2016
(2) Demers, Dominique/ill.Tony Ross – Melle Charlotte , vol.2 , la meilleure entraineuse de foot , Gallimard , coll. Folio cadet , 2018
Devernois, Elsa /ill.Laurent Audoin- Vacances de foot ! , Bayard Jeunesse, coll. Bayard poche, 2018
Dieuaide, Sophie, Jacques Azam – La vie héroïque d’Antoine Lebic, T3, Champion du monde, Casterman, coll. Poche, 2014
Kalouaz, Ahmed – Je préfère qu’ils me croient mort, Rouergue , 2011
Lachaud, Denis /trad.Frédéric Rébéna – Foot , foot, foot , Actes Sud junior , coll. Les premiers romans , 2007
(7) Léon, Christophe – La décision, Oskar, 2018
Luciani, Jean-Luc/ill. Thierry Christmann – La ville qui rend foot, Rageot, coll. Cascade 9-11 ans, 2001
Nicolas, Christophe /ill. Sess – Le foot, moi , jamais ! , Larousse, coll. Mes premiers romans, 2018
Paquelier, Bruno – L’œil du Maracana , Oskar, 2014
Peet, Malcolm – Le gardien, Gallimard , 2014
Picouly, Daniel – La coupe du monde n’aura pas lieu, Flammarion, 1998
Pinguilly, Yves / ill. Zay – Le ballon d’or , Rageot , coll. Cascade , 1994
Pinguilly, Yves /ill.Laurent Corvaisier – Frissons de foot à Bangui : Gbanda a yingi !, Rue du monde, coll. Roman du monde, 2010
Pope Osborne, Mary /trad. Sidonie van den Dries (angl.) – Coupe du monde à Mexico, la cabane magique , Bayard , 2015
Schulz, Hermann – Mandela et Nelson, Ecole des loisirs, 2011
Simard, Eric – Petrol Saint-Germain, Oskar , coll. Court métrage, 2014
Simard, Eric – Trop fort Tony, Oskar , 2012

Documentaires

Billioud, Jean-Michel – Tout savoir sur le foot, Fleurus , coll. Tout savoir sur, 2018
Billioud, Jean-Michel /ill.Almasty – Foot : 40 joueurs de légende, Gallimard, coll. Bam ! , 2017
Bouchard, Jean-Philippe (sous la dir.) – La grande histoire de la Coupe du monde, l’Equipe, 2009
Colin, Fabrice – Clairefontaine : l’école des Bleus , vol.1 , La rentrée , Nathan Jeunesse ,coll. FFF, 2018
Coupe du Monde de la Fifa, Russie 2018 : guide junior, Le Ballon Eds, coll. FootFifa, 2018
Deleule, Didier /ill.Lionel Koelchin – Le football, que nous apprend-il de notre vie sociale ?, Gallimard , coll. Chouette ! Penser, 2008
Grimault, Dominique – Coupe du monde 2006 : livre d’or, Solar , 2006
Jerôme, Philippe /ill. Elodie Perrotin – Les footballeurs, éditions du Ricochet, coll. POCQQ , 2018
Ledu, Stéphanie, Stéphane Frattini/ill.Benjamin Strickler – Le football, Milan, coll. Mes docs animés, 2018
Magdalena/ill.Océane Meklemberg – Les docs du CP , Vol.6 , Le football , Flammarion jeunesse , coll. Castor poche , 2016
Maincent, Géraldine /ill. François Foyard – Le foot, Larousse , coll. La baby encyclopédie, 2018
Mathier, Bénédicte et Myrtille Rambion/ill. Guillaume Long – ABC Foot ; abécédaire de la Coupe du monde de football , Actes Sud junior , 2010
Mazet, Eric, Didier Peneau, Sébastien Bordas , Gaël Anger – Horizon bleus 2006 : 30 bleus pour gagner la Coupe du monde , Mango , 2006
Mazzari, Mauro, Isabelle Wlodarczyk – Des histoires de foot pour réfléchir, Oskar, coll. Des mots pour réflechir, 2014
Planète foot !, Géo Ado, 2010
Planète football : la passion du jeu, Gallimard, 2018
Rebière, Guillaume – L’album de la coupe du monde 1998, Calmann-Lévy, 1998
Récamier, Joseph/ill. Philippe Rouchier, Gaëlle Autin – 50 questions loufoques sur le football : avec des réponses super sérieuses, Fleurus, coll. 50 questions loufoques , 2018
Roland, Thierry – La légende de la Coupe du Monde,1930-1998, Minerva, 1998
Rouche, Jérémy /ill. Pascal Baltzer – J’apprends le foot, Milan, coll. Mes docs sport, 2016
Rouche, Jérémy/ill. Neil Stevens – Le grand atlas du foot, Milan jeunesse, 2018
Taylor, Sean , Caio Vilela/trad. Laurana Serres-Giardi (angl.)- But ! , Rue du monde, coll. Enfants du monde , enfants du foot, 2014
Tulett, Darren – Les fabuleuses histoires de la Coupe du monde , De la Martinière jeunesse , 2018
Verthé, Valentin – Mondial 2018 : mon cahier de supporter, Larousse, coll. Fou de foot, 2018

BD

Camus, Jean-Christophe, Lilian Thuram/ill. Benjamin Chaud – Tous super-héros, vol.2 La coupe de tout le monde, Delcourt jeunesse, 2018
Dequier, Bruno – Louca, 1, Coup d’envoi, Dupuis , 2002