A paraître:  « Considérons les animaux »  – NVL 232- Juin 2022

A paraître: « Considérons les animaux »  – NVL 232- Juin 2022

Si les animaux anthropomorphes constituent un motif littéraire récurrent, c’est une thématique sociétale qui nous réunit ici :  celle des animaux considérés pour eux-mêmes, celle , de plus en plus audible, d’une cause animale, en tant que son argumentation porte de plus en plus largement, modifie des comportements individuels (par l’alimentation) ou collectifs (vis-à-vis des abattoirs, cirques, zoos et delphinariums…) et surtout débouche une refondation philosophique de la place de chaque espèce. Cette prise de conscience doit être la plus précoce possible pour devenir une action. Alors, voyons, considérons les animaux…

Escale du livre

Escale du livre

À l’occasion de ses 50 ans NVL-la revue sera présente à l’Escale du Livre du 8 au 10 avril 2022.

Conférence de Claudine Stupar, intitulée « Masculin Féminin Autres », le samedi 9 avril 2022 à 15h.

Petit-Bleu et Petit-Jaune

Petit-Bleu et Petit-Jaune

Sidérés par ce qui se passe en Ukraine et les bruits de guerre que les enfants européens d’aujourd’hui pourraient connaitre… Léo Lionni auteur de ce prodigieux album de 1959 qui parlait de la différence n’imaginait pas qu’il prendrait un tel sens symbolique en 2022…

L’ours qui chante

L’ours qui chante

En préparant le prochain numéro sur les animaux anthropomorphes (comme supports d’identification pour les enfants), on a découvert… avoir raté ce merveilleux Jadoul, trop habituées sans doute aux dessins charmants de cet auteur, qui accompagnent les petits depuis longtemps. Honte à nous…. D’abord parce que le trait de Jadoul quittant les aplats numériques parfaits, s’est fait fragile, crayonné, comme maladroit ; la couverture écossaise rouge est soigneusement coloriée au pastel ; cela rend encore plus touchant ce gros ours qui chante pour endormir les petits mais aussi le vieux Merle qui est très malade. Quand Merle ne se réveille pas, c’est Ours qui perd le sommeil mais les chansons le guériront de son chagrin. Oui, c’est bel et bien un album sur la mort pour les plus petits. Une pépite, vous disais-je.
Claudine C. Stupar

Emile Jadoul- L’ours qui chante

Pastel, 2020, 12,50 € – 9782211306881. Pour les tout petits

« Mes grandes passions enfantines en lecture d’illustrés », confidences de Liliane Cheilan.

« Mes grandes passions enfantines en lecture d’illustrés », confidences de Liliane Cheilan.

Complément à l’article « Lisette et Tarzan – Comment lisaient les filles ? » NVL 230 P.16

Tout en me reconnaissant dans les titres évoqués par Anne Roche, je citerais aussi, pour ma part, ces titres qui mettent en scène des filles ou des femmes de caractère dans la littérature graphique du début du 20e siècle :

–  la série des aventures de Nounouche La Petite Ourse (texte et dessins d’André Durst, Enfants de France,1938) dont j’ai toujours les quinze premiers volumes qui m’avaient enchantée et qui racontent (entre autres car elle a tout fait !) les explorations de cette intrépide oursonne sur tous les continents (Nounouche fait le tour du monde).
Voir : https://www.bedetheque.com/serie-7577-BD-Nounouche.html

– les trois albums de Durga Rani, La reine des Jungles, textes de Sylvère – illustrés par Pellos le dessinateur des Pieds Nickelés (que j’adorais aussi) – une sorte de Tarzan femelle superbement belle, défendant les causes justes, amie et protectrice de grands animaux sauvages (admiration sans borne de la petite fille que j’étais !)
voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Durga_Râni,_reine_des_jungles
À noter que là aussi j’ai encore dans ma bibliothèque ces trois albums !

– les aventures de L’Espiègle Lili  création de Jo Valle et André Vallet  de 1909 à 1998
(voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Lili_(bande_dessinée)
Comme son nom l’indique elle a du tempérament ! J’ai en ma possession actuellement Lili à St Germain des Prés et L’Espiègle Lili aux Indes !

– Je citerai aussi : la série Aggie, créée par le dessinateur américain Hal Rasmusson en 1946. Bien qu’au départ il s’agisse d’une jeune fille ordinaire, sorte de Cendrillon moderne, elle sait prendre son destin en main.
voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aggie_Mack

J’ai pour ma part 3 volumes: le premier (traduit de l’américain) : Pauvre Aggie ! (1948) ; le second : Aggie gagne sa vie (1949) et un plus tardif : Aggie mène la danse (1957) : on voit l’évolution !

– Je citerai aussi les aventures de Tartine Mariol sorte de Calamity Jane italienne, pas piquée des vers. Personnage créé par Carpi et Chierchini en 1955
Voir https://www.bd-anciennes.com/tartine-mariol-la-meme-presque-invulnerable/oir 
Je n’ai qu’un numéro : Tartine (n° 201, Société française de Presse illustrée,1966)
Le personnage plus que haut en couleur fait un peu penser à celui de la tante Zulma dans les Aventures d’Oscar le petit canard, dont je me suis régalée aussi.

– Enfin, comment oublier la série des Bécassine de Caumery et Pinchon dont la célèbre héroïne, qui n’est plus à présenter, est d’abord apparue dans La Semaine de Suzette du 2 février 1905 !
Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bécassine_(bande_dessinée)

J’ajouterai que Lisbeth, personnage central de Monsieur Désire ?  (Glénat, 2016, dessin de Virginie Augustin et scénario de Hubert, auteur de Peau d’homme, voir p. 31) est manifestement une parente de Bécassine tant pour l’origine sociale et le tempérament que par son apparence physique.