Arbres

Arbres

EXPOSITIONS ARBRES

Photographies d’Alain BEGUERIE
Aquarelles de Danièle RAGOT
Sculptures de Cécile HARTL, Célia STUPAR, et Pierro STUPAR
Vernissage 20 juillet 18h 00, (fin expo 31/7)

Balade contée en occitan et français Aubres de par aqui,
Lecture à voix hautes, Voyage au pays des arbres (Le Clézio)

LA NUIT, LES ARBRES ECOUTENT

Récital Irina STOPINA, chant, piano, poésie
le 20 Juillet 20.30 , Eglise
Tarif : 15€ , verre gratuit

87440 La Chapelle Montbrandeix

Association la Gaboulhane avec le soutien de la Mairie de La Chapelle Montbrandeix et de Partir en livre 2019.

Nous avons un numéro sur « les figures de l’arbre » ici

The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

Le dernier tome d’une série pleine de magie et de surnaturel

Les Effigies sont des jeunes filles choisies par les Eléments ; elles détiennent le pouvoir de celui-ci, eau, feu, air… Lorsque l’une d’entre elles meurt, son héritière est choisie dans le monde entier. C’est un cercle sans fin car elles protègent le monde des spectres, des monstres fantomatiques. Maia comme les autres Effigies est en plein doute alors que Belle, l’Effigie de l’eau, a rejoint Saul, l’ennemi. Ce dernier reste hanté par le souvenir de ceux qui l’ont précédé, capables de tout pour revenir à la vie après deux siècles d’errance. Tous veulent la même chose, la pierre originelle capable grâce à un sacrifice, d’exaucer un vœu. Evidemment malgré nombre de péripéties, Maia va survivre et tout finira bien dans le meilleur des mondes.

Ce roman clôt la série – il est donc important. Cependant la plupart des péripéties prennent plus de place qu’il ne le faudrait. Les séances de divination sont intéressantes mais semblent parfois mises là faute d’intérêt réel. Certes elles servent à dérouler le fil de l’énigme mais le lecteur pouvait se douter de cette fin. La présence d’expérience de mort imminente permet de faire un clin d’œil à la nouvelle série de Lumen, Vicious.

Maylis Cormont

 

Sarah Raughley/ trad. JB Bernet, C. Morzelle, M. Kempf – The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

Lumen, 2019. 16€ , 9782371022010, dès 14 ans.

roman, fantastique, magie,amitié, girl power.

Colloque « La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse « 

Colloque « La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse « 

Il reste des places n’hésitez pas à vous inscrire !!

Le CRILJ organise les vendredi 8 février et samedi 9 février 2019 un colloque au sein de la bibliothèque Marguerite Duras à Paris. Ces rencontres auront pour thème , La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse .

Lien vers le site du CRILJ

Vous trouverez sur ce lien, le programme de la journée.

©Affiches réalisées par Gilles Rapaport

Revue, « Littératures jeunesse et inégalités sociales »

 

Un chant de Noël

Un chant de Noël

Noël, période enchantée pour les enfants et aussi pour les parents.

Lors du sondage effectué il y a quelques mois sur Facebook, un seul ouvrage est digne de passer Noël avec vous, Un chant de Noel (A Christmas Carol, en VO). Cette nouvelle de Charles Dickens apparaît en France en 1857, elle est publiée sous de nombreux titres mais on gardera un chant de Noel, titre le plus connu.

L’histoire est simple, la veille de Noel, Ebenezer Scrooge qui déteste cette fête, refuse tout ce qui est gai pendant cette période, chant de noël, décorations… Effrayant patron, il consent bien faiblement à donner un jour de repos le 25 décembre à son employé. Tant de méchanceté ne peut survivre en cette période joyeuse. Revient alors à la vie, sous forme de fantôme son ancien associé Jacob Marley mort depuis sept ans. Le vieux patron doit changer de comportement sinon il sera condamné à l’enfer de l’éternité.

Ebenezer reçoit alors la visite de trois esprits, celui des temps passés, celui du temps présent et celui des temps à venir. Ainsi le retour dans son enfance, permet de comprendre qu’il était bien seul lors des nuits de Noel dans son pensionnat. Il revoit aussi les temps joyeux mais aussi plus malheureux qui ont forgé cet homme devenu acariâtre. Perturbé par cette première rencontre, il guette l’arrivée d’un autre fantôme. Celui-ci se trouve auprès du feu, juché sur une corne d’abondance. Il mène Mr Scrooge à travers les rues pour arriver devant chez son employé, Mr Cratchit, qui vit chichement mais heureux au cœur de sa famille. Le troisième fantôme, montre à Ebenezer son avenir, détesté de tous, sa mort n’émeut personne surtout pas la famille Cratchit qui pleure la mort de l’un des leurs.Le vieil homme ayant compris ses défauts, accepte de se joindre à l’ambiance joyeuse de noël, il fait la charité, il va à la messe et chez son neveu. Le lendemain, pour remercier son employé, il le gratifie d’une prime et tous deux partagent un breuvage.

                Ce texte éminemment religieux permet de comprendre ce que représente Noël et qu’une telle fête doit être partagée, comme le bonheur qu’elle procure.Cette histoire reflète aussi son temps, l’ère victorienne maintient la hiérarchisation de la société et sa ferveur religieuse.

Noel approchant maintenant à grand pas, les enfants surexcités vont etre durs à canaliser, si la lecture de la nouvelle ne les enchante pas. Les différentes chaines de télé dans leurs horaires destinés à la jeunesse vont promouvoir cette histoire grâce à des adaptations. J’en ai retenu trois,Le noël de Mickey de 1983, Le noël des Looney Tunes de 2006 et Le Drôle de Noel de Scrooge de 2009.

Ces trois histoires adaptent A Christmas Carol, pour le plus ancien et le plus récent, l’univers est le même et l’époque aussi. Le film en motion capture sorti en 2009 reflète parfaitement ce que l’on peut s’imaginer en lisant le livre de Dickens. La version avec Mickey permet aux enfants d’accéder à cette histoire grâce à des personnages qui leur sont familiée. Celle des Looney Tunes est intégrée dans notre époque, Daffy Duck est le patron d’un supermarché prospère. Patron de plusieurs employés, les traite tous mal et refuse d’augmenter les petites mains de son magasin. Comme Scrooge, le retour à la réalité est bénéfique, il va offrir des cadeaux à tous et s’excuser de son comportement.

Cette histoire intemporelle marque grâce à ces adaptations de plus en plus d’enfants  qui craignent de devenir comme lui et ainsi d’être considérés comme méchants par le Père Noel.

Pour ma part, le meilleur roman de Noel reste Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling, premier ouvrage d’une série qui nous transporte dans un monde merveilleux et fantastique.

Bonnes fêtes de fin d’année

Rentrés vivants, blessés ou morts : tous héros en ce 11 novembre 2018

Rentrés vivants, blessés ou morts : tous héros en ce 11 novembre 2018

Difficile de parler de la guerre avec les enfants, surtout de la première guerre mondiale, de ses causes et de ses conséquences. La complexité des faits peut rebuter plus d’un parent dont les souvenirs de cours d’histoire sont plus ou moins lointains. Et donc difficile d’expliquer la Grande Guerre ! Des ouvrages de littérature jeunesse peuvent cependant aider à le faire. Les livres indiqués dans la suite de cet article ne concernent que les livres présents au Centre Denise Escarpit au moment de la recherche, et ne reflètent donc pas la totalité de l’édition jeunesse sur le sujet.

Commençons par l’album 14-18, une minute de silence à nos arrière-grands-pères courageux de Dedieu publié chez Seuil. Cet ouvrage montre la vérité des combats et la violence des blessures physiques sans utiliser l’écrit, seulement par l’image. Des portraits de poilus alternent avec des scènes de carnage, de sols souillés ou de corps éventrés. Ce spectacle violent et choquant pour le lecteur le plonge directement dans le sujet. Cet album pourrait à mon sens être rapproché des œuvres d’Otto Dix. Ce peintre allemand, combattant volontaire associé aux mouvements artistiques de l’Expressionnisme et de Nouvelle objectivité. Il montre la réalité des combats et de la société de l’entre deux guerres.

Des documentaires sont à la disposition des lecteurs pour des tranches d’âges différentes. Ainsi un jeune enfant ne lira pas l’album Apocalypse, première guerre mondiale, les images d’archives pouvant choquer les âmes sensibles. Des ouvrages dessinés comme La première guerre mondiale de Philippe Borchard, illustré par Fabian Grégoire ou 14-18 de Bruno Heitz permettent par la mise en dessins, de créer une distance entre le fait énoncé et sa représentation. La violence présente est atténuée à chaque coup de crayon.

Certaines maisons d’éditions ont préféré choisir de raconter la vie des enfants pendant cette période et de voir ainsi par leurs yeux, la boucherie de cette guerre. Tel est le cas pour Au temps de la Grande Guerre de René Ponthus illustré par Ginette Hoffman, ou pour ce récit bien singulier dans sa forme L’étoile, journal d’une petite fille pendant la Grande Guerre d’Eliane Sterne et Viviane Koenig. Ce dernier narre l’histoire vraie d’une jeune fille qui faisait son propre journal sur les événements du quotidien et récupérait ainsi de l’argent pour les soldats blessés au Front.

Pour commémorer le centenaire, de nombreux ouvrages ont été publiés pendant quatre ans, il sera donc difficile de parler de chacun d’entre eux précisément. Je souhaite cependant mettre en lumière ici des uchronies, permettant par le détour de la science-fiction d’imaginer ce qui ce serait passé si tel ou tel évènement n’avait pas eu lieu. La collection 10 jours pour changer le monde chez Oskar fait très bien cela. On trouve aussi chez Flammarion, La guerre de 14 n’a pas lieu d’Alain Grousset. Il imagine la vie dans une Europe divisée par des murs entre la France et l’Allemagne, pays dans lesquels l’armée domine tout. Pas toujours très bien documentés ou instructifs, ces ouvrages permettent cependant de faire réfléchir sur les rouages de la guerre et sur son déroulement pendant quatre ans.

Des personnalités connues ont aussi participé à ce conflit ou ont essayé de l’arrêter. L’éditeur Oskar a ainsi publié des romans sur Marie Curie qui a arpenté le front dans ses camions de radiologie, sur Nicole Mangin « docteure » sur le front de Verdun, ainsi que sur un poète français mort pour la France, Apollinaire, ou sur un fervent pacifiste Jean Jaurès, mort lui pour la paix en 1914. Souvent méconnus des plus jeunes, cela va permettre à tous de connaître ces héros qui ont sauvé la France de l’invasion allemande et qui le plus souvent, l’ont payé de leur vie.

La guerre a ravagé la terre mais aussi les hommes, faisant d’eux de la chair à canon méconnaissable, pourtant chaque album reflète un personnage que l’on a pu extraire de cette mare de sang. Rue du monde a publié un très bel album sur les objets des poilus perdus semble-t-il au combat ou abandonnés depuis, La guerre en mille morceaux ou le petit musée du soldat Machin.

 

A ne pas oublier, le numéro 200 de NVL la revue qui traite des guerres et donc de la « der des ders ». La revue revient sur des thèmes que je n’ai pas abordés ici, comme le rôle des femmes dans cette guerre, la trêve de noël 1914 ou la poésie de guerre. Cette dernière par la beauté de ses vers reflète la monstruosité et l’absurdité des conflits, ruinant les hommes pour des décennies.

Toutes les images sont des peintures ou des gravures d’Otto Dix, les indications se trouveront dans la section iconographie de l’article.

Maylis Cormont –  Etudiante Master Littérature Enfance et Jeunesse, Université d’Artois.

Bibliographie

Albums :

  • Baroux, On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu, Seuil, 2011
  • Dedieu, 14-18, Une minute de silence à nos arrière-grands-pères courageux, Seuil, 2014
  • Stéphane Heinrich, Sylvestre s’en va en guerre, Kaléidoscope, 2014
  • Pef, Zappe la guerre, Rue du monde, coll. Histoire d’histoires, 1998
  • Yves Pinguilly/ ill. Zaü, La maitresse ne danse plus, Rue du monde, 2014
  • Alain Serres/ill. Zaü, La guerre en mille morceaux ou le petit musée du soldat Machin, Rue du monde, coll. Albums-Evènements, 2018
  • Isabelle Wladarczyk/ill. Aline Pallaro, Le Coeur en bataille, Oskar, coll. Mes albums de l’histoire, 2016

Documentaires :

  • Philippe Brochard/ill. Fabian Grégoire, La première guerre mondiale, Ecole des loisirs, coll. Grandes images de l’histoire, 2018
  • Isabelle Clarke et Daniel Costelle, Apocalypse 1ère guerre mondiale, Flammarion,2014
  • David Dumaine, 50 clés pour comprendre La Grande Guerre 1914-1918, Flammarion, coll. Castor doc, 2014
  • Dominique Joly/ill. Bruno Heitz, 14-18, la Grande Guerre, Casterman, coll. L’histoire de France en BD, 2014
  • Jean-Pierre Verney, La première guerre mondiale, Fleurus, coll. Voir l’histoire,2007

Uchronies :

  • Catherine Cuenca, L’armistice n’aura pas lieu, Oskar, coll. 10 jours pour changer le monde, 2018
  • Catherine Cuenca, Il faut gagner la bataille de Verdun, Oskar, coll. 10 jours pour changer le monde, 2016
  • Alain Grousset, La guerre de 14 n’a pas lieu, Flammarion, 2014.

Récits d’enfants :

  • René Ponthus/ill. Ginette Hoffman , Au temps de la Grande Guerre, Casterman, coll. Des enfants dans l’Histoire, 2014
  • Eliane Sterne, Viviane Koenig, L’étoile, le journal d’une petite fille pendant la Grande Guerre, Oskar 2014

Personnalités :

  • Jean-Michel Lecat, Apollinaire, le poète combattant, Oskar, coll. Histoire et société,2012
  • Catherine Le Quellenec, Docteure à Verdun, Nicole Mangin, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Catherine Le Quellenec, Marie Curie, une scientifique en guerre, Oskar, coll. Les aventures de l’histoire !, 2015
  • Nane et Jean-Luc Vézinet, Jean Jaurès contre la barbarie, Oskar, coll. Histoire et société, 2014

Romans :

  • Philippe Barbeau, La guerre d’Eliane, Oskar, coll. Histoire , 2014
  • Philippe Barbeau, La guerre du bouton, dans les pas d’un poilu célèbre, Oskar, coll. Les aventures de l’Histoire !, 2015
  • Philippe Barbeau, Douaumont, fort de guerre, la bataille de Verdun, Oskar, coll. Les aventures de l’Histoire !, 2016
  • Eric Chevreau, Bonhomme de 14, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Catherine Cuenca, Porté disparu ! , Oskar, 2011
  • Guy Jimenes, Mort pour rien, 11 novembre 1918, Oskar, coll. Histoire et société, 2013
  • Viviane Koenig, Moral d’acier et pluie de fer, aout-décembre 1914, Oskar, coll. Histoire et société,2014
  • Sophie Lamoureux, Le rouge au fusil, Talents hauts, coll. Les héroïques, 2018
  • Christophe Malavoy, Mon père soldat de 14-18, De la Martinière Jeunesse, 2013
  • Michael Morpurgo, Cheval de guerre, Gallimard, 2008
  • Michael Morpurgo, La trêve de noël, Gallimard,2005
  • Yves Pinguilly/ill. Nathalie Girard, Rendez-vous au chemin des dames, avril 1917, Oskar, coll. Histoire et société, 2013
  • Ludmilla Podkosova, Il fallait survivre Pierre et Louison, deux adolescents dans la Grande Guerre, Oskar, coll. Histoire et société, 2014
  • Eric Simard, La chanson interdite 1917, Oskar, coll. Histoire et société, 2017

 

Iconographie

  • Otto Dix, soldat blessé, issu de la série des eaux-fortes sur la guerre [Der Krieg], 1924, Historial de la Grande Guerre, Péronne ( France)
  • Otto Dix, Les joueurs de Skat [Die Skatspieler / Kartenspielende Kriegskrüppell] , 1920, Neue Nationalgalerie, Berlin (Allemagne)
  • Otto Dix, Rue de Prague [Pragerstraβe], 1920, Kunstmuseum, Stuttgart (Allemagne)