Bravo à Dadoclem !

Bravo à Dadoclem !

L’album Qui est-ce ? de Paola Vitale et Rossana Bossu vient d’être primé en Chine dans la catégorie « créativité » du Prix consacré à la nature (Dapeng Children’sNatural Book Award).

Page de l’album chez l’éditeur

NVL avait  fait le choix provocateur  de le mettre en couverture du numéro 218 consacré à la Laïcité. Une façon pour nous de lutter contre  les idées  créationnistes qu’il nous est arrivé de rencontrer dans l’édition jeunesse.

Qui est-ce ? « C’est l’histoire de toute la vie sur Terre ». Cet album superbe que l’éditrice de Dadoclem a traduit de l’italien  « Chi sara ? », qu’on peut regarder et commenter avec les plus jeunes mais qui sera lisible par tous, vise à rien moins que raconter l’histoire humaine, de la première cellule indifférenciée à l’enfant qui nait évoquant le monde aquatique dans lequel il se meut d’abord comme un poisson ou un amphibien, il rappelle aussi la lignée animale à laquelle appartient l’humain ; ne garde-t-il pas au bas de sa colonne le vestige d’une queue ? « Un être humain est un mammifère, mais il est aussi un peu poisson, amphibien, reptile, oiseau » ; son histoire individuelle est inséparable de l’évolution des espèces telle que l’a décrite Darwin, l’unité du vivant né de « cette cellule apparue il y a 4 milliards d’années dans l’eau qui recouvrait la Terre ».

De ce livre quasiment sans texte, les superbes images vivement colorées et à peine figuratives créent une sorte de voyage entre réalité et imaginaire ; par ailleurs les images aquarellées aux subtiles dilutions rappellent cette origine aquatique de la vie et portent même un sous-texte fascinant. Ainsi avons-nous choisi pour la couverture 1 de la revue cette image qu’on peut interpréter aussi bien comme l’ovule assailli par les spermatozoïdes que comme notre « planète bleue » arrosée de météorites venues de l’univers étoilé qui l’entoure… ou bien comme un oeil cillé grand ouvert… ouvert sur la sublime réalité du monde à connaitre. Le parallèle est ainsi suggéré entre le développement de l’individu depuis sa conception, l’évolution des espèces et l’histoire de la Terre.

Les 8 pages finales, documentaires, simples et claires, donnent de quoi échanger avec l’adulte lecteur. On y trouve la deuxième image que nous avons choisie pour notre couverture 4, Le Premier dessin de l’arbre de l’évolution proposé par Charles Darwin, un arbre avec « des branches partant d’un point initial, le premier être vivant ». Darwin a écrit en haut de son dessin I think. Et cet album sera sans conteste un outil pour penser. Pour que les enfants s’en servent de tremplin pour- comme ils savent si bien faire ! – poser des questions. Embarrassantes ? Et alors… l’infinité de ces questions plus nombreuses au fur et à mesure que la science progresse est en soi un bonheur de l’esprit. La quête n’est-elle pas plus intéressante que la révélation ?

« Qui est ce ? » est un livre essentiel pour chaque enfant et pour les adultes qui s’intéressent à la question, un outil anti-créationnisme, qui respecte cependant cette part d’imaginaire que nous souhaitons associer à la question de nos origines.

Claudine Charamnac-Stupar

Arbres

Arbres

EXPOSITIONS ARBRES

Photographies d’Alain BEGUERIE
Aquarelles de Danièle RAGOT
Sculptures de Cécile HARTL, Célia STUPAR, et Pierro STUPAR
Vernissage 20 juillet 18h 00, (fin expo 31/7)

Balade contée en occitan et français Aubres de par aqui,
Lecture à voix hautes, Voyage au pays des arbres (Le Clézio)

LA NUIT, LES ARBRES ECOUTENT

Récital Irina STOPINA, chant, piano, poésie
le 20 Juillet 20.30 , Eglise
Tarif : 15€ , verre gratuit

87440 La Chapelle Montbrandeix

Association la Gaboulhane avec le soutien de la Mairie de La Chapelle Montbrandeix et de Partir en livre 2019.

Nous avons un numéro sur « les figures de l’arbre » ici

The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

Le dernier tome d’une série pleine de magie et de surnaturel

Les Effigies sont des jeunes filles choisies par les Eléments ; elles détiennent le pouvoir de celui-ci, eau, feu, air… Lorsque l’une d’entre elles meurt, son héritière est choisie dans le monde entier. C’est un cercle sans fin car elles protègent le monde des spectres, des monstres fantomatiques. Maia comme les autres Effigies est en plein doute alors que Belle, l’Effigie de l’eau, a rejoint Saul, l’ennemi. Ce dernier reste hanté par le souvenir de ceux qui l’ont précédé, capables de tout pour revenir à la vie après deux siècles d’errance. Tous veulent la même chose, la pierre originelle capable grâce à un sacrifice, d’exaucer un vœu. Evidemment malgré nombre de péripéties, Maia va survivre et tout finira bien dans le meilleur des mondes.

Ce roman clôt la série – il est donc important. Cependant la plupart des péripéties prennent plus de place qu’il ne le faudrait. Les séances de divination sont intéressantes mais semblent parfois mises là faute d’intérêt réel. Certes elles servent à dérouler le fil de l’énigme mais le lecteur pouvait se douter de cette fin. La présence d’expérience de mort imminente permet de faire un clin d’œil à la nouvelle série de Lumen, Vicious.

Maylis Cormont

 

Sarah Raughley/ trad. JB Bernet, C. Morzelle, M. Kempf – The Effigies – T3 – Lueur dans l’obscurité

Lumen, 2019. 16€ , 9782371022010, dès 14 ans.

roman, fantastique, magie,amitié, girl power.

Colloque « La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse « 

Colloque « La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse « 

Il reste des places n’hésitez pas à vous inscrire !!

Le CRILJ organise les vendredi 8 février et samedi 9 février 2019 un colloque au sein de la bibliothèque Marguerite Duras à Paris. Ces rencontres auront pour thème , La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse .

Lien vers le site du CRILJ

Vous trouverez sur ce lien, le programme de la journée.

©Affiches réalisées par Gilles Rapaport

Revue, « Littératures jeunesse et inégalités sociales »

 

Un chant de Noël

Un chant de Noël

Noël, période enchantée pour les enfants et aussi pour les parents.

Lors du sondage effectué il y a quelques mois sur Facebook, un seul ouvrage est digne de passer Noël avec vous, Un chant de Noel (A Christmas Carol, en VO). Cette nouvelle de Charles Dickens apparaît en France en 1857, elle est publiée sous de nombreux titres mais on gardera un chant de Noel, titre le plus connu.

L’histoire est simple, la veille de Noel, Ebenezer Scrooge qui déteste cette fête, refuse tout ce qui est gai pendant cette période, chant de noël, décorations… Effrayant patron, il consent bien faiblement à donner un jour de repos le 25 décembre à son employé. Tant de méchanceté ne peut survivre en cette période joyeuse. Revient alors à la vie, sous forme de fantôme son ancien associé Jacob Marley mort depuis sept ans. Le vieux patron doit changer de comportement sinon il sera condamné à l’enfer de l’éternité.

Ebenezer reçoit alors la visite de trois esprits, celui des temps passés, celui du temps présent et celui des temps à venir. Ainsi le retour dans son enfance, permet de comprendre qu’il était bien seul lors des nuits de Noel dans son pensionnat. Il revoit aussi les temps joyeux mais aussi plus malheureux qui ont forgé cet homme devenu acariâtre. Perturbé par cette première rencontre, il guette l’arrivée d’un autre fantôme. Celui-ci se trouve auprès du feu, juché sur une corne d’abondance. Il mène Mr Scrooge à travers les rues pour arriver devant chez son employé, Mr Cratchit, qui vit chichement mais heureux au cœur de sa famille. Le troisième fantôme, montre à Ebenezer son avenir, détesté de tous, sa mort n’émeut personne surtout pas la famille Cratchit qui pleure la mort de l’un des leurs.Le vieil homme ayant compris ses défauts, accepte de se joindre à l’ambiance joyeuse de noël, il fait la charité, il va à la messe et chez son neveu. Le lendemain, pour remercier son employé, il le gratifie d’une prime et tous deux partagent un breuvage.

                Ce texte éminemment religieux permet de comprendre ce que représente Noël et qu’une telle fête doit être partagée, comme le bonheur qu’elle procure.Cette histoire reflète aussi son temps, l’ère victorienne maintient la hiérarchisation de la société et sa ferveur religieuse.

Noel approchant maintenant à grand pas, les enfants surexcités vont etre durs à canaliser, si la lecture de la nouvelle ne les enchante pas. Les différentes chaines de télé dans leurs horaires destinés à la jeunesse vont promouvoir cette histoire grâce à des adaptations. J’en ai retenu trois,Le noël de Mickey de 1983, Le noël des Looney Tunes de 2006 et Le Drôle de Noel de Scrooge de 2009.

Ces trois histoires adaptent A Christmas Carol, pour le plus ancien et le plus récent, l’univers est le même et l’époque aussi. Le film en motion capture sorti en 2009 reflète parfaitement ce que l’on peut s’imaginer en lisant le livre de Dickens. La version avec Mickey permet aux enfants d’accéder à cette histoire grâce à des personnages qui leur sont familiée. Celle des Looney Tunes est intégrée dans notre époque, Daffy Duck est le patron d’un supermarché prospère. Patron de plusieurs employés, les traite tous mal et refuse d’augmenter les petites mains de son magasin. Comme Scrooge, le retour à la réalité est bénéfique, il va offrir des cadeaux à tous et s’excuser de son comportement.

Cette histoire intemporelle marque grâce à ces adaptations de plus en plus d’enfants  qui craignent de devenir comme lui et ainsi d’être considérés comme méchants par le Père Noel.

Pour ma part, le meilleur roman de Noel reste Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling, premier ouvrage d’une série qui nous transporte dans un monde merveilleux et fantastique.

Bonnes fêtes de fin d’année